Amélioration des relations entre Téhéran et Ryad-Rohani

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(Actualisé avec citations) NEW YORK, 23 septembre (Reuters) - Le président iranien Hassan Rohani a déclaré mardi que les relations entre l'Iran chiite et l'Arabie saoudite sunnite devaient s'améliorer et que les différences entre les deux pays semblaient se réduire. L'Iran chiite et l'Arabie saoudite sunnite se livrent à une lutte d'influence en Moyen-Orient en soutenant des camps rivaux dans différents conflits armés ou affrontements politiques comme en Irak, en Syrie, au Liban, à Bahreïn et au Yémen. "Nos relations avec l'Arabie saoudite (...) méritent de se réchauffer", a déclaré Hassan Rohani, à des journalistes à New York avant l'Assemblée générale annuelle des Nations unies. "Les positions de l'Arabie saoudite se rapprochent de plus en plus des nôtres" a-t-il jugé. Il a ajouté qu'il n'avait pas l'intention de rencontrer son homologue américain Barack Obama lors de son séjour à New York cette semaine. Interrogé sur les frappes menées en Syrie par une coalition de pays conduite par les Etats-Unis, le président iranien - l'Iran soutient la Syrie de Bachar al Assad - a réagi avec prudence, évitant de soutenir ou de condamner cette initiative militaire. Des discussions sur le programme nucléaire iranien controversé se déroulent en marge de l'Assemblée générale mais les observateurs estiment qu'aucun progrès n'est à attendre en raison de l'importance des divergences entre le groupe P5+1 et l'Iran, notamment sur la portée des activités d'enrichissement d'uranium. "Les discussions vont permettre d'éclaircir bien des choses, que nous parvenions ou non à un accord final", a commenté Rohani. "Je pense que les deux parties sont parvenues à la conclusion qu'une poursuite dans les conditions actuelles ne bénéficiait à personne. Alors pourquoi ne pas faire des progrès pour parvenir à cet accord ?" s'est-il interrogé. Plusieurs responsables iraniens ont fait savoir que Téhéran était prêt à collaborer avec les puissances occidentales dans leur lutte contre l'Etat islamique mais, qu'en contrepartie, des concessions devaient être faites sur la question de l'enrichissement de l'uranium. (Stephen Adler; Danielle Rouquié et Pierre Sérisier pour le service français)

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