Amazon : la loi de la jungle, avenir du management

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Le siège d'Amazon à Seattle. Dans la firme de Jeff Bezos, les cadres sont invités à se tirer dans les pattes. Au nom de l'émulation et de l'innovation.
Le siège d'Amazon à Seattle. Dans la firme de Jeff Bezos, les cadres sont invités à se tirer dans les pattes. Au nom de l'émulation et de l'innovation.

Il y a deux ans, un livre, En Amazonie, décrivait les conditions de travail assez terrifiantes du géant du commerce en ligne Amazon. Son auteur, Jean-Baptiste Nallet, s'était infiltré dans un entrepôt : cadences infernales surveillées en temps réel, secret absolu imposé à tous les salariés, froid polaire l'hiver dans les locaux, chaleur torride l'été... En Pennsylvanie, l'entreprise avait même prévu un ballet d'ambulances pour évacuer les employés pris de malaises dans l'entrepôt surchauffé...

LIRE notre article "Amazon, un géant sous surveillance"

Ce que l'on sait moins, c'est que ces méthodes de management despotiques ne sont en rien réservées aux employés de base. Les cadres d'Amazon, ses « leaders », sont soumis aux mêmes pressions. Un article du New York Times

samedi décrivait en détail l'extension du domaine de la lutte au coeur de la firme fondée par Jeff Bezos : une lutte où tous les coups, ou presque, sont permis, ou le dépassement de soi est la règle, la disponibilité est totale, l'abnégation est un must. Aux antipodes de Google, donc, et de l'image super cool de la boîte high-tech, où tout est fait pour que les cerveaux épanouis puissent produire le meilleur d'eux-mêmes.

Le plus frappant, c'est qu'il ne s'agit nullement d'une pratique honteuse. Jeff Bezos a résumé ce qu'il attend des « amazoniens » dans...

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