Amaïka AM annonce le retour en grâce du style « Value »

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(AOF) - Un vent de schizophrénie souffle sur les bourses mondiales, observe David Kalfon, président-fondateur d'Amaïka AM. Tantôt en proie aux scénarios du pire les plus fantaisistes, tantôt rassurés par la remontée des cours de l'or noir et l'activisme des grandes banques centrales, les marchés jouent aux montagnes russes. En à peine un mois et demi, les indices boursiers européens ont déjà effacé une bonne partie des pertes accumulées entre le 1er janvier et les plus bas annuels du 11 février.

Et pour cause, indique le président d'Amaïka AM. Le violent mouvement baissier, dont ont été victimes les marchés d'actions en ce début d'année, s'est nourri de craintes, pour la plupart, irrationnelles.

Effondrement de la croissance chinoise au lieu d'un ralentissement structurel et contrôlé, projections d'un prix du pétrole à 10 dollars le baril, menace imminente de récession aux Etats-Unis… Les Cassandre s'en sont donné à coeur joie et ont brossé un tableau très noir de la conjoncture à coups de prévisions aux allures de fin du monde.

Heureusement, ajoute David Kalfon, la réalité des faits a repris ses droits sur la spéculation et la panique. A la lumière des dernières statistiques macroéconomiques, les données fondamentales montrent que nous sommes encore loin d'un cataclysme "à la 2008".

Maintenant que le scénario du pire s'éloigne, la question de la stratégie d'investissement à adopter se pose, affirme le dirigeant. Quelles classes d'actif ou quels segments de marchés vont être favorisés par les récentes décisions des banques centrales ?

Des dernières annonces de la BCE, David Kalfon retient deux choses : l'élargissement du programme d'achat d'actifs aux emprunts privés de catégorie Investment grade et une incitation des banques à prêter toujours plus forte. Du côté de la Fed, il retient pour 2016 une remontée des taux américains plus lente qu'initialement annoncée et donc un dollar probablement plus faible que prévu.

Au vu des montants en jeu et de la taille du gisement, il est probable selon lui que le soutien de la BCE génère une surperformance significative du segment des obligations de la zone euro Investment grade par rapport aux emprunts d'Etats. Amaïka AM a donc renforcé cette catégorie dans notre fonds obligataire Taux réels européens.

Par ailleurs, l'incitation faite aux banques pour faciliter le crédit aux entreprises devrait profiter aux entreprises de la zone euro fortement endettées, qui devraient aisément parvenir à refinancer leur dette ou à renouveler leurs lignes de crédit. Et cela sachant qu'un dollar plus faible pénalisera les valeurs exportatrices sans impacter les valeurs domestiques. Ainsi, assure David Kalfon, il y a fort à parier qu'après des années de sous-performance constante, le style "value" pourrait enfin reprendre le dessus et surperformer les valeurs de croissance, parmi lesquelles figurent de nombreuses sociétés exportatrices.

Partant de cette hypothèse, le président a donc décidé de réduire sa surpondération en valeurs de croissance au profit de fonds actions de style "value".

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