Amado Boudou, un play-boy aux commandes de l'Argentine

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Amado Boudou
Amado Boudou

Quand on lui a demandé de rentrer d'urgence à Buenos Aires pour signer le décret de passation des pouvoirs, il conduisait, tout sourire, jean et tee-shirt, une Harley-Davidson dans les rues de Brasília. Le quotidien brésilien O Estado de São Paulo a ironisé avec une photo en une : "Cristina Kirchner s'éloigne du pouvoir, le vice-président argentin roule en moto." Amado Boudou, bel homme de 50 ans, fan de deux-roues et de vestes en cuir, fait un retour fulgurant sur le devant de la scène politique argentine. Il assure depuis quelques jours l'intérim du pouvoir : la présidente Cristina Kirchner, convalescente, se remet d'un hématome cérébral à la résidence d'Olivos, en banlieue de Buenos Aires.Amado Boudou descend de colons rouergats, qui, par dizaines, avaient émigré pour échapper à la misère et au fléau du phylloxéra sur les vignobles de l'Aveyron, à la fin du XIXe siècle. Les ancêtres de Boudou, dont le nom évoque bien ses origines françaises, s'étaient installés dans la région de Pigüé, au sud-ouest de Buenos Aires. Une colonie française fondée par Clément Cabanettes et François Issaly, à qui Piguë rappelait leur beau plateau de l'Aubrac.

Président par intérim ? Une promotion inattendue pour Amado Boudou, vice-président élu en 2011 également en charge du Sénat. Certes, il a déjà remplacé Cristina Kirchner en janvier 2012 lors d'une opération de la thyroïde. Mais, dernièrement, cet ex-DJ qui a convolé avec une...

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