Altice intronise Michel Combes, en pleine polémique

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* Michel Combes prend la présidence de Numericable-SFR * Il devient aussi DG des opérations de la maison mère Altice * Altice insiste sur ses 25 ans d'expérience dans les télécoms * Les conditions financières de son départ d'Alcatel font débat par Joseph Sotinel PARIS, 31 août (Reuters) - Altice ATCA.AS a officialisé lundi soir l'arrivée de Michel Combes à la présidence de sa filiale Numericable-SFR NUME.PA , en pleine polémique sur les conditions financières de son départ d'Alcatel-Lucent ALUA.PA . Michel Combes, 53 ans, devient également directeur des opérations d'Altice. La holding de Patrick Drahi, dans un bref communiqué, souligne que cet ancien élève de Polytechnique et de l'École supérieure des télécoms (Telecom Paris Tech) a plus de 25 ans d'expérience dans cette industrie. Cette double nomination est cependant ternie par la relance du débat sur les rémunérations des patrons français après des révélations du Journal du Dimanche évoquant un montant de 13,7 millions d'euros principalement en actions que Michel Combes encaisserait sur les trois prochaines années du fait de la fin de son contrat chez Alcatel. L'ampleur des critiques a amené le Medef et l'Association française des entreprises privées (Afep) à demander l'avis du Haut Comité de gouvernement d'entreprise, chargé de veiller au respect de leur code de bonne conduite. ID:nL5N1163C3 En Michel Combes, qu'il connaît depuis Polytechnique, Patrick Drahi a trouvé un successeur sur mesure pour prendre la tête de Numericable-SFR. Les deux hommes sont régulièrement qualifiés de "cost killers" par la presse. Michel Combes sera chargé d'accélérer la relance de SFR, racheté à Vivendi VIV.PA fin 2014 pour 13,2 milliards d'euros. L'opérateur a perdu des clients au premier semestre ID:nP6N0SH00M et a été montré du doigt par les autorités de régulation des télécoms pour ses investissements jugés insuffisants. En 2012 déjà, Michel Combes avait failli prendre les rênes de SFR. Vivendi avait annoncé son arrivée comme président-directeur général de sa filiale mais, le PDG du conglomérat ayant changé, cette nomination n'avait pas été confirmée. Michel Combes a déjà oeuvré aux directions de Vodafone Europe VOD.L , du télédiffuseur TDF et de France Télécom, et s'est fait une spécialité de la restructuration d'entreprises. Dernière en date à son actif, la remise sur pied d'Alcatel-Lucent, où il sera resté deux ans et demi, le temps de mettre en place un plan de redressement et d'économies qui a permis le rachat de l'équipementier télécoms par le finlandais Nokia NOKIA.HE . Avec à la clef 10.000 suppressions de postes dans le monde, dont 600 en France. C'est ce dernier point qui a cristallisé les critiques à la parution de l'article du JDD sur le montant de sa clause de non-concurrence, ses stock-options et ses bonus de performance. Jusqu'au ministre des Finances Michel Sapin, les appels "au sens de la mesure" ont grossi depuis dimanche, ce qui a contraint Michel Combes à se justifier et à défendre son bilan. Dans un entretien aux Echos, il précise notamment que sa rémunération comportait une importante part variable, "versée sous forme d'actions d'entreprise". "Comme le cours de Bourse s'est apprécié, on atteint un montant significatif", ajoute-t-il, assurant qu'"aucune règle n'a été modifiée en catimini" en vue de son départ et qu'il ne touche dans les faits "aucune indemnité de départ". (Edité par Dominique Rodriguez)


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