Alstom : « Si Belfort ferme, huit membres de ma famille seront au chômage »

le , mis à jour à 09:01
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Alstom : « Si Belfort ferme, huit membres de ma famille seront au chômage »
Alstom : « Si Belfort ferme, huit membres de ma famille seront au chômage »

Il y a son mari Didier, ses neveux, mais aussi son gendre et sa tante. Pour Jocelyne, 47 ans, raconter que l'usine Alstom de Belfort représente toute sa vie n'est pas seulement une image. « Si Belfort ferme, huit membres de ma famille seront au chômage, lâche celle qui y travaille depuis plus de vingt ans comme femme de ménage. Mon père y a travaillé, tout comme mes six frères. Cela fait plus de soixante ans que cette usine nous fait vivre. » Alors hier, c'est bien évidemment en famille, notamment avec trois de ses jeunes enfants et son petit-fils, que Jocelyne est montée à Paris pour s'opposer à la fermeture de « la Alstom », comme elle l'appelle.

Au total, 400 salariés environ sont venus de Franche-Comté grâce à un TGV affrété pour l'occasion mais aussi des sites d'Ornans, de Valenciennes, de La Rochelle, du Creusot et de Reichshoffen. Ils ont bruyamment manifesté devant le siège du constructeur ferroviaire, installé en banlieue parisienne, à Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis. La rencontre du bleu de travail et du costume-cravate. « A Belfort, la plupart des salariés sont des petites gens, des laborieux, sans trop de diplômes, qui sont heureux parce que les salaires ne sont pas trop mauvais, confie un syndicaliste. Avec la fermeture de cette usine, c'est leur monde qui s'écroule. »

Au milieu de figures de l'extrême gauche

Son sac à dos rose sur les épaules, tentant de se frayer un chemin au milieu de figures de l'extrême gauche, de Pierre Laurent du PCF à Philippe Poutou et Olivier Besancenot pour le NPA, en passant par Philippe Martinez de la CGT, Jocelyne veut garder espoir : « Alstom a déjà déraillé plusieurs fois et on est toujours là. J'attends beaucoup du gouvernement. » Cernés par les effluves de merguez des barbecues de la CGT, les syndicalistes de la CFE-CGC, de la CFDT, de FO et de la CGT appellent, entre hurlements des cornes de brume, sifflets et autres vuvuzelas, les « Alsthommes » ...

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