Alstom-Rencontre entre les syndicats et le gouvernement le 4/10

le , mis à jour à 18:05
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 (Actualisé avec report du comité d'entreprise de groupe) 
    PARIS, 30 septembre (Reuters) - Le secrétaire d'Etat à 
l'Industrie, Christophe Sirugue, a annoncé vendredi qu'il 
rencontrerait le 4 octobre les syndicats d'Alstom  ALSO.PA  et 
la direction du groupe pour faire des propositions pour le 
sauvetage du site de Belfort. 
    La réunion aura lieu dans la matinée à Belfort et une 
conférence de presse aura lieu à l'issue de la rencontre. 
    "Je rendrai compte des propositions dans une réunion de 
travail", a déclaré à Reuters Christophe Sirugue. 
    Alstom a fait savoir qu'un comité d'entreprise de groupe au 
niveau européen, qui devait avoir lieu le même jour pour 
examiner les projets de la direction et du gouvernement, avait 
été reporté à une date ultérieure, sans autre précision. 
    Manuel Valls a pressé jeudi Alstom de faire "les 
investissements nécessaires", alors qu'une solution tarde à se 
dégager des négociations entre le gouvernement et la direction 
du groupe pour sauver Belfort.   
    Le Premier ministre a déclaré au Sénat que le gouvernement 
présenterait ses propositions "dans les prochains jours". 
    L'enjeu de ces négociations menées par le secrétaire d'Etat 
à l'Industrie, Christophe Sirugue, dépasse largement le sort du 
site de Belfort et des quelque 400 emplois qui y sont menacés.   
  
    La direction d'Alstom a annoncé le 7 septembre son intention 
de transférer en Alsace son usine de Belfort, spécialisée dans 
la production de motrices, faute de commandes suffisantes. 
    A sept mois de l'élection présidentielle, le gouvernement 
veut éviter que cela ne devienne un nouveau Florange, où la 
fermeture de hauts-fourneaux est jugée par une partie de la 
gauche comme un symbole de l'impuissance du pouvoir socialiste. 
    Christophe Sirugue a précisé mercredi à l'Assemblée 
nationale qu'il poursuivait un triple objectif dans ses échanges 
avec les acteurs de la filière ferroviaire : donner de la 
visibilité à Alstom en matière de commandes publiques, combler 
le "trou" de son carnet de commandes pour les années à venir et 
diversifier l'activité du site de Belfort. 
    L'Etat dispose jusqu'à octobre 2017 de 20% des actions 
d'Alstom mises à sa disposition par le groupe Bouygues BOUY.PA 
et donc d'autant de droits de vote. 
    Mais lors de son audition, mardi, par la commission des 
affaires économiques de l'Assemblée, le PDG d'Alstom, Henri 
Poupart-Lafarge, s'est montré relativement peu réceptif aux 
arguments du gouvernement. 
    Il a dit ne pas voir "d'issue structurelle" aux problèmes du 
site de Belfort et émis des doutes sur la possibilité de 
convaincre la SNCF ou la RATP de passer de nouvelles commandes 
dans le seul but de remplir les carnets de commande d'Alstom. 
    "J'ai trop conscience de la difficulté du transport 
ferroviaire en France pour aller forcer des commandes de trains 
qui iraient rouiller dans des placards", a-t-il expliqué. 
    Il a estimé que l'avenir d'Alstom résidait dans les 
exportations, qui supposent de plus en plus souvent une 
production hors du territoire français. 
 
 (Emmanuel Jarry, avec Gilbert Reilhac et Dominique Vidalon, 
édité par Yves Clarisse) 
 

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