Alstom-Le sort de Belfort reste suspendu au plan Sirugue

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 (Avec déclaration d'une porte-parole d'Alstom) 
    PARIS, 26 septembre (Reuters) - Le projet de fermeture 
partielle du site Alstom  ALSO.PA  de Belfort est gelé dans 
l'attente du plan de sauvetage promis par le gouvernement, ont 
déclaré lundi des responsables syndicaux à l'issue d'un comité 
central d'entreprise extraordinaire. 
    Le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, doit 
présenter dans les prochains jours aux représentants syndicaux 
du groupe des solutions pour éviter le transfert en Alsace de la 
production, souhaité par la direction. 
    Cette présentation doit avoir lieu vendredi ou le 4 octobre, 
ont déclaré deux responsables de la CFE-CGC d'Alstom.  
    La date du 4 octobre correspond cependant à un comité 
d'entreprise de groupe au niveau européen. 
    Le PDG, Henri Poupart-Lafarge, "nous a dit qu'il gèle le 
plan et qu'il ne se prononcera qu'après les déclarations de 
Christophe Sirugue, après étude de l'impact sur le plan de 
charge", a déclaré à Reuters André Fages, délégué syndical 
CFE-CGC. 
    Une porte-parole d'Alstom a cependant déclaré à Reuters que 
cela ne constituait pas une nouveauté. 
    "Nous avions annoncé qu'aucune décision ne serait prise 
avant les conclusions des discussions avec le gouvernement sur 
l'avenir du site", a-t-elle dit. "Nous sommes toujours dans 
cette phase de dicussion." 
    Selon des sources syndicales, Christophe Sirugue présentera 
aux représentants syndicaux du groupe "un projet global" portant 
sur l'ensemble de ses sites et préservant l'activité de Belfort. 
    Le sort du site de Belfort, spécialisé dans la production de 
locomotives et où 400 emplois sont en jeu, s'est invité dans la 
campagne pour l'élection présidentielle de 2017, le président 
François Hollande se fixant l'objectif de le sauver. 
    Alstom s'est recentré sur ses activités transport 
ferroviaire depuis la cession de sa branche énergie à General 
Electric  GE.N , qui a conservé des activités à Belfort. 
    Christophe Sirugue a également reçu il y a une semaine des 
dirigeants de GE - un rendez-vous pris après la démission de 
l'ex-ministre de l'Economie Emmanuel Macron - pour faire le 
point sur les 1.000 créations nettes d'emplois en trois ans 
promises par ce groupe dans le cadre de cette opération. 
    Ce plan prévoit notamment la création d'un "centre 
d'excellence de services partagés", qui emploiera d'ici 2018 200 
personnes réparties entre Paris et Belfort, dont la majorité 
dans cette dernière ville. 
    Mais une source proche du dossier précise que si des 
salariés du site d'Alstom rejoignent GE à cette occasion, ce 
sera "à la marge". 
    Le gouvernement mise notamment sur la fourniture par Alstom 
de rames de TGV à la SNCF pour la liaison Paris-Turin-Milan et 
sur plusieurs appels d'offres en cours. 
 
 (Emmanuel Jarry et Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse) 
 

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