Alstom-La fin de la production de trains à Belfort suscite l'émoi

le , mis à jour à 18:53
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 (Actualisé avec réactions) 
    PARIS, 7 septembre (Reuters) - Alstom  ALSO.PA  va 
transférer d'ici fin 2018 les activités de production de trains 
et de bureau d'études de son site de Belfort vers celui de 
Reichshoffen, en Alsace, pour tenir compte de la baisse des 
commandes en France, a appris Reuters mercredi auprès d'un 
porte-parole du groupe. 
    Il n'y aura aucun départ contraint sur cette période de deux 
ans, pendant laquelle les 400 salariés concernés se verront 
proposer un reclassement dans un autre site d'Alstom en France, 
a ajouté le porte-parole. 
    Belfort, site historique du constructeur ferroviaire, compte 
480 salariés. Son activité sera recentrée sur la maintenance et 
la réparation. 
    "La charge (de travail) des sites d'Alstom en France va 
baisser de 30% d'ici 2018 en raison de la baisse des commandes 
et des projets d'investissements", a rappelé le porte-parole, 
ajoutant que Belfort était le site le plus impacté en raison de 
sa spécialisation dans la production de locomotives de fret. 
    Le site de Reichshoffen produit des trains régionaux. Il 
compte près de 900 salariés. 
    Alstom a raté cet été un contrat passé par Akiem, société de 
location de locomotives détenue à parité par la SNCF et par 
Deutsche Bank  DBKGn.DE , qui lui a préféré l'allemand Vossloh 
pour la fabrication de 44 locomotives de manoeuvre. 
    "Si nos politiques avaient fait du bon boulot, ils auraient 
donné la commande d'Akiem à Belfort. On ne se laissera pas 
faire", a affirmé Daniel Dreger, délégué CGT du site de 
Reichshoffen. 
    Plusieurs voix se sont aussi immédiatement élevées dans la 
classe politique pour réclamer qu'Alstom renonce à son projet de 
délocalisation. 
    "L'Etat, qui est actionnaire à hauteur de 20% d'Alstom, doit 
intervenir", a déclaré le député-maire de Belfort Damien Meslot, 
membre du parti d'opposition Les Républicains. 
    Il a indiqué avoir demandé, avec les parlementaires du 
Territoire de Belfort et le président du conseil départemental, 
un rendez-vous avec le PDG d'Alstom Henri Poupart-Lafarge et le 
secrétaire d'Etat à l'Economie Chistophe Sirugue.  
    Jean-Pierre Chevènement, ancien député-maire de Belfort, a 
écrit sur son blog : "Quel symbole ce serait que la disparition 
de l'usine mère de Belfort! Je demande au gouvernement et au 
président de la République qui connaît bien le dossier Alstom de 
faire en sorte que cette entreprise présente sans tarder un plan 
alternatif." 
    Alstom dispose de 12 sites en France et y emploie quelque 
9.000 personnes. 
 
 (Dominique Rodriguez, avec Gilbert Reilhac à Strasbourg, édité 
par Jean-Michel Bélot) 
 

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  • pvuille2 il y a 9 mois

    l'état n'est pas vraiment actionnaire il a une option d'achat à 35€ si mes souvenirs sont bons, et ce encore pour quelques mois, il serait temps que cela se termine d'ailleurs et que l'état laisse cette entreprise se relever.