Alstom : la branche énergie passe sous la coupe de General Electric

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Alstom : la branche énergie passe sous la coupe de General Electric
Alstom : la branche énergie passe sous la coupe de General Electric

Le long feuilleton Alstom trouve son aboutissement. Il a démarré le 24 avril. ce jour-là, une dépêche de l'agence de presse Bloomberg fait état d'un possible rachat du fleuron industriel français par l'américain General Electric. Immédiatement, malgré un démenti des actionnaires, l'affaire s'emballe, devient politiquement sensible. Arnaud Montebourg, alors ministre de l'Economie, monte au créneau, en grand défenseur du «made in France», critique vertement le PDG Patrick Kron, se dit prêt à nationaliser ou à défendre une autre offre défendue par Siemens... François Hollande convoque le patron de General Electric... L'Etat ne laissera pas faire.

Huit mois plus tard, après avoir recu le feu vert de l'Etat en novembre,les actionnaires d'Alstom devraient entériner, ce vendredi, la cession du pôle énergie du fleuron industriel français au conglomérat américain General Electric. Pour boucler l'affaire, cette fusion va devoir être visée par les autorités de la concurrence dans une vingtaine de pays. En principe, au deuxième trimestre 2015, General Electric fera son chèque de 12,35 millards d'euros. Il prendra alors le contrôle de 70% du chiffre d'affaires du groupe français, qui emploie près de 65 000 personnes dans le monde dont 9 000 en France.

Un pactole de 3,5 à 4 millions pour les actionnaires

«La logique industrielle de cette alliance avec GE apparaît clairement à tous», martèle une nouvelle fois Patrick Kron, dans le Figaro de ce vendredi, assurant que cette opportunité permet à Alstom d'éviter une crise comme en 2003, où le groupe a failli purement et simplement disparaître. Désormais, l'industriel français va pouvoir se spécialiser dans les transports, un secteur dans lequel il est en pointe dans le monde avec la construction de tramways, des trains régionaux et évidemment des TGV. L'activité a généré en 2013-2014 un chiffre d'affaires de 5,9 milliards d'euros, avec 28 300 collaborateurs dans ...

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