Alstom : l'Etat entre au capital et choisit l'offre de GE

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Alstom : l'Etat entre au capital et choisit l'offre de GE
Alstom : l'Etat entre au capital et choisit l'offre de GE

L'Elysée a tranché dans l'épineux dossier du rachat de la branche énergie de Alstom. Le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, a annoncé vendredi en fin d'après-midi que l'Etat entrera au capital d'Alstom à hauteur de 20% et devenir un des principaux actionnaires en rachetant les parts de Bouygues sur les marchés pour un montant avoisinant les 2 milliards d'euros, selon nos informations. Le gouvernement s'est aussi prononcé en faveur d'une alliance avec l'Américain General Electric.

L'Etat a clairement fait le choix d'une alliance plutôt qu'un rachat. C'est le sens de la lettre que le ministère de l'Economie a envoyé au PDG de General Electric, Jeffrey R. Immelt. Un conseil d'administration d'Alstom s'est réuni vendredi en début de soirée pour analyser l'offre de GE.

Une co-entreprise avec l'Etat décisionnaire

En outre, «une co-entreprise spécifique française dans le nucléaire et la vapeur sera constituée: Alstom sera maintenue dans une alliance à 50/50 dans le nucléaire, la vapeur ainsi que toutes les activités de la transition énergétique. Cette alliance est donc garantie par l'arrivée de l'Etat aux commandes d'Alstom, c'est en quelque sorte l'Etat qui assure l'effectivité, la solidité et la pérennité de cette alliance», a ajouté le ministre. La lettre d'intention est en train d'être examinée par M. Immelt et la direction de GE, a-t-on indiqué dans l'entourage du groupe américain.

Pour justifier cette décision, le ministre a mis en avant la volonté de «garantir notre indépendance énergétique et maintenir les centres de décision en France». Les conditions fixées à GE «dures mais nécessaires» relèvent elles, selon Arnaud Montebourg, de «la vigilance patriotique».

L'offre de Siemens contraire aux règles de Bruxelles

Arnaud Montebourg, a assuré que le projet du groupe franco-allemand de l'énergie qui aurait été composé par Alstom et Siemens s'était «heurté aux règles de la ...

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  • M7361806 le vendredi 20 juin 2014 à 19:28

    Facile avec le pognon piqué aux petits actionnaires ,l'état devrait tout acheter comme en 1981 !

  • M158353 le vendredi 20 juin 2014 à 18:53

    Ils veulent pas racheter ma part, je vends à 34 ok

  • puck le vendredi 20 juin 2014 à 18:42

    Cela va sans doute faciliter les dossier BNP aux USA

  • EuropeGa le vendredi 20 juin 2014 à 18:42

    Le vote FN aux européennes a forcé tous ces messieurs à se remuer un peu le popotin. L'état français prend 20% du capital et garde la main sur les turbines. Pas si mal. Merci à MLP et à tous ses électeurs car c'est grâce à eux si le gouvernement s'est bougé.

  • pbenard6 le vendredi 20 juin 2014 à 18:42

    oublies-tu l'offre améliorée?

  • M4426670 le vendredi 20 juin 2014 à 18:40

    Tout ça pour ça???.....