Alstom-L'Etat demande un dialogue avant toute décision sur Belfort

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 (Actualisé avec Christophe Sirugue, §§ 5-8) 
    PARIS, 8 septembre (Reuters) - Le ministre de l'Economie et 
des Finances, Michel Sapin, et le secrétaire d'Etat à 
l'Industrie, Christophe Sirugue, ont demandé jeudi à Alstom 
"d'engager une phase de discussion et de négociation" avant 
toute décision définitive sur l'avenir du site de Belfort. 
    "Les ministres seront particulièrement attentifs à 
l'évolution globale de l'emploi industriel à Belfort et au 
maintien de la capacité de la France à concevoir et fabriquer 
des locomotives", peut-on lire dans un communiqué de Bercy 
publié après une rencontre avec le PDG du groupe. 
    Michel Sapin et Christophe Sirugue avaient convoqué Henri 
Poupart-Lafarge après l'annonce de l'arrêt de la production de 
trains sur le site historique de Belfort pour tenir compte de 
baisses de commandes en France. 
    "Les ministres ont demandé à M. Poupart-Lafarge, avant toute 
décision définitive, d'engager une phase de discussion et de 
négociation avec l'Etat, les partenaires sociaux, les élus 
locaux et l'ensemble des parties prenantes", lit-on dans le 
communiqué de Bercy.   
    Christophe Sirugue recevra les syndicats et les élus locaux 
en début de semaine prochaine, est-il précisé. 
    "Nous ne considérons pas qu'il est aujourd'hui inéluctable 
de penser que tout doit être transféré (...) pour peu qu'on ait 
ces espaces d'échanges", a-t-il déclaré sur BFM TV. 
    "(Alstom) a aujourd'hui objectivement un trou dans son 
carnet de commande dans les années qui arrivent et qui font que 
les inquiétudes du PDG peuvent être comprises de ce point de 
vue-là." 
    "Mais encore une fois, le gouvernement souhaite porter de 
manière très forte la filière ferroviaire et porter la filière 
ferroviaire, c'est pouvoir discuter avec les différents acteurs 
des potentialités pour les années qui viennent", a-t-il ajouté.  
     
    Le constructeur de matériel de transport, dont l'Etat 
détient 20% du capital, a annoncé mercredi qu'il allait 
transférer d'ici fin 2018 la production de trains et le bureau 
d'études de Belfort vers celui de Reichshoffen, en Alsace. 
    Le site de Belfort compte actuellement 480 salariés, dont 
400 sont concernés par cette décision. Son activité sera 
recentrée sur la maintenance et la réparation. 
    Ségolène Royal, qui a la tutelle sur les Transports, a 
souligné jeudi sur France Inter que "nous regardons de très près 
ce qui se passe parce que personne n'y comprend plus rien". 
 
 (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) 
 

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