Alstom et Siemens, si proches, si loin

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L'avenir d'Alstom est en jeu.
L'avenir d'Alstom est en jeu.

À ma gauche, un groupe qui fabrique des centrales électriques, des trains à grande vitesse, des éoliennes géantes et propose une gamme de solutions pour la transmission d'électricité. À ma droite, un géant qui fabrique... des centrales électriques, des trains à grande vitesse, des éoliennes géantes et propose une gamme de solutions pour la transmission d'électricité. Alstom et Siemens se ressemblent comme deux gouttes d'eau... au premier regard, tout du moins. Car si le groupe français et son rival allemand, qui tente aujourd'hui de jouer les chevaliers blancs pour sauver la "proie" européenne des griffes du "terrible" yankee GE, ont de fortes similitudes, leurs parcours n'ont pas été franchement identiques ces dernières années.Il suffit de regarder le cours en Bourse des deux groupes pour mesurer la profondeur du gouffre qui les sépare. En décembre 2008, au plus profond de la crise financière, le titre d'Alstom plafonnait encore à 45,46 euros. Il a depuis continué sa dégringolade pour atteindre tout juste 27 euros. Dans le même temps, la valeur de l'action de Siemens a presque triplé pour passer de 38,84 à 96 euros. Comme expliquer un tel grand écart ?Le fabricant des TGV (Alstom) souffre d'abord d'une taille critique bien trop modeste. Ses 20,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2012/2013 ne pèsent pas bien lourd face aux 75,9 milliards de son rival bavarois. Plombé par une lourde dette que l'agence Moody's note "Baa3", soit un...

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  • b.renie le mardi 29 avr 2014 à 09:14

    Le problème posé à Alstom vient du développement des sources d'énergie dite renouvelable et des réactions des consommateurs d'énergie devant son coût. Anticipant une croissance molle des besoins et la présence de moyens de production excédentaires, il y a des distributeurs qui proposent des contrats de stabilité sur 3 ans du prix de facturation. Ainsi ils se mettent à l'abri d'une baisse probable du prix de l'énergie sur le marché mondial. Le résultat pour Alstom : on n'achète plus de turbines.

  • fafawi le lundi 28 avr 2014 à 15:49

    M7361806, bel exemple en effet de démagogie primaire... de votre part.C'est l'UMP qui a vendu la part de l'état à Bouygues, qui vend maintenant sans scrupule à celui qui voudra bien l'acheter.Et ne soyons pas pessimistes! Si Hollande se met à brader ses actionnaires comme vous dites, il nous restera tout de même votre expertise.

  • M7361806 le lundi 28 avr 2014 à 14:40

    hollande brade ses actionnaires,ses entreprises ,ses emplois , c'est la bétise d'socialisme primaire et démagogique !