Alstom et General Electric célèbrent leur accord à Belfort

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ALSTOM ET GENERAL ELECTRIC CÉLÈBRENT LEUR ALLIANCE À BELFORT
ALSTOM ET GENERAL ELECTRIC CÉLÈBRENT LEUR ALLIANCE À BELFORT

par Gilbert Reilhac

BELFORT (Reuters) - Les patrons d'Alstom et de General Electric, le Français Patrick Kron et l'Américain Jeff Immelt, ont célébré mardi leur accord "trois fois gagnant" sur le site de Belfort, berceau de leur coopération en France.

Alors que Patrick Kron souhaitait vendre la totalité de la branche énergie d'Alstom au géant américain, celui-ci ne reprendra que les turbines à gaz, le plus gros morceau.

Il créera parallèlement avec le groupe français trois coentreprises, dans les turbines vapeur pour l'industrie nucléaire, dans l'énergie hydraulique et dans les énergies renouvelables, après de longues négociations.

"Je pense que c'est une solution trois fois gagnante", a dit à la presse Patrick Kron. "Elle donne un avenir aux activités et aux employés d'Alstom, elle répond à une logique industrielle que General Electric et nous-mêmes avons souhaitée et elle répond aux préoccupations du gouvernement dans le domaine de la transition énergétique et de la souveraineté nationale dans le domaine du nucléaire."

Interrogé sur l'avenir des salariés, qui soutenaient le choix de "GE" comme partenaire et repreneur, mais qui craignaient que l'opération se solde par des pertes d'emploi, le PDG répond "complémentarités" entre les deux entreprises : celles des technologies, des implantations, et des marchés.

"Nous pensons que un plus un a vocation à faire plus que deux et que c'est ça la garantie de l'emploi sur le long terme."

Patrick Kron a confirmé au passage son intention de rester aux commandes d'Alstom, contrairement à ce qu'avaient pu laisser supposer certaines de ses précédentes déclarations.

KRON "DROIT DANS SES BOTTES"

"Je suis resté droit dans mes bottes parce que je crois à ce projet", a-t-il dit en évoquant les critiques dont il a fait l'objet de la part du ministre de l'Economie Arnaud Montebourg, "et désormais, je souhaite le mettre en ?uvre".

Le schéma prévu par les deux entreprises doit rapporter à Alstom une somme nette de 10 milliards de dollars (7,3 milliards d'euros) qui sera employée à renforcer la branche transports, à désendetter le groupe et à rémunérer les actionnaires qui devront entériner l'opération à l'automne prochain.

Lorsque celle-ci sera finalisée, en principe au premier semestre 2015, 65.000 salariés d'Alstom, sur 96.000 dans le monde, travailleront pour General Electric, soit dans les turbines à gaz, soit dans les coentreprises, selon des chiffres fournis par General Electric.

Patrick Kron et Jeff Immelt ont effectué une rapide visite de l'atelier de production des turbines à vapeur, futur produit franco-américain, en compagnie de Clara Gaymard, PDG de General Electric France et de Steve Bolze, PDG de la division Power & Water (énergie) du groupe américain.

Ils ont terminé leur séjour à Belfort par une rencontre avec les élus et responsables des milieux économiques locaux dont la plupart ont soutenu leur alliance.

Au préalable, Jeff Immelt a inauguré un nouveau banc d'essai sous un envol de ballons bleu-blanc-rouge - couleurs communes aux drapeaux français et américain - avant de s'adresser, sans la présence des journalistes, aux 1.800 salariés de General Electric qui travaillent sur le site.

Les 2.600 salariés d'Alstom devront attendre une autre occasion, Patrick Kron ayant préféré réunir la quarantaine de responsables d'unités, avant de rencontrer très prochainement les organisations syndicales.

(Edité par Yves Clarisse)

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  • M2473957 le mardi 24 juin 2014 à 23:45

    A berkowi... Laisse tomber, certains ne comprennent rien dautre a léconomie que les sarkothon hebdomadaires pour faire vivre leur parti de force vive...

  • berkowi le mardi 24 juin 2014 à 19:33

    Il n'y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. En effet, sans Montebourg, tout ce qui est dit n'existerait pas. Ne pas INITIALEMENT vouloir de GE, cela donnait deux possibilités. Soit Siemens et MHI faisaient une meilleure offre en partenariat soit GE améliorait la sienne et faisait une offre de partenariat. C'est cette deuxième solution que Montebourg a obtenu. Cela s'appelle de la négociation. C'est peut être un peu difficile a comprendre pour certains.

  • fquiroga le mardi 24 juin 2014 à 17:41

    Pendent que Montebourg digère les couleuvres qu'il a avalé.....