Alstom, désendetté, affiche des commandes record en 2015-2016

le
0
    * C.A. de 6,881 mds d'euros, croissance organique de 7% 
    * Marge d'exploitation de 5,3% (+0,5 point), objectif 2020 
de 7% 
    * Dette nette ramenée à 203 mlns d'euros, contre 3,143 mds 
    * Prises de commandes 10,6 mds d'euros grâce à un contrat en 
Inde 
    * Sur les rangs pour le métro de la Mecque et un TGV aux USA 
 
    par Cyril Altmeyer 
    PARIS, 11 mai (Reuters) - Alstom  ALSO.PA  a annoncé 
mercredi avoir quasiment achevé son désendettement et amélioré 
sa marge opérationnelle en 2015-2016, comptant sur des prises de 
commandes record pour conforter ses objectifs 2020. 
    Le groupe industriel français, recentré sur le transport 
après la cession de ses activités d'énergie à General Electric 
 GE.N , a fait état dans un communiqué d'un chiffre d'affaires 
de 6,88 milliards d'euros pour l'exercice clos le 31 mars, en 
croissance organique de 7%.   
    Alstom, dont Bouygues  BOUY.PA  détient 29%, a toutefois 
maintenu son objectif de croissance organique de 5% par an d'ici 
2020 après un exercice tiré par des prises de commandes record 
de 10,6 milliards grâce à des méga-contrats de locomotives en 
Inde. 
    Le groupe, qui avait déjà engrangé plus de dix milliards 
d'euros de commandes en 2014-2015 grâce à un contrat avec les 
chemins de fer sud-africains, continue à avoir une "activité 
commerciale importante" en ce début d'exercice, a précisé son 
PDG Henri Poupart-Lafarge lors d'une conférence téléphonique 
avec la presse. 
    "Toutes nos régions sont en croissance, ce n'est pas comme 
s'il y avait un enfant malade autour de la table", a-t-il dit, 
soulignant le "book-to-bill" supérieur à 1 sur l'ensemble des 
géographies du groupe (voire 1,5 en Asie). 
    Alstom, qui a pour principaux concurrents le canadien 
Bombardier  BBDb.TO , l'allemand Siemens  SIEGn.DE  et le 
chinois CRRC  601766.SS , continue notamment à négocier un 
contrat pour le métro de la Mecque et est sur les rangs pour une 
commande de TGV aux Etats-Unis. 
    Son résultat d'exploitation ajusté a progressé de 23% à 366 
millions d'euros, pour une marge opérationnelle en hausse d'un 
demi-point à 5,3%. 
    Le groupe s'est fixé pour objectif 2020 d'atteindre une 
marge d'environ 7% grâce à des économies et à la baisse de la 
part du matériel roulant (les trains) dans son chiffre 
d'affaires au profit de services espérés plus lucratifs. 
    Henri Poupart-Lafarge s'est cependant refusé à tout objectif 
pour l'exercice en cours. 
    Les analystes attendaient en moyenne pour l'exercice 2015-16 
un chiffre d'affaires de 6,753 milliards d'euros et un bénéfice 
opérationnel (Ebit) de 378 millions, selon le consensus réalisé 
par Inquiry Financial. 
    Le groupe a ramené sa dette nette à 203 millions d'euros au 
31 mars, contre 3,143 milliards un an plus tôt, et a redressé 
son résultat net part du groupe à 3,001 milliards, contre un 
solde négatif en 2014-2015, grâce à la vente de ses activités 
énergie à GE et à des dépréciations exceptionnelles. 
    Il a toutefois décidé de ne pas proposer de dividende au 
titre de l'exercice écoulé, après avoir déjà distribué 3,2 
milliards d'euros à ses actionnaires à travers un rachat 
d'actions. 
 
 (Cyril Altmeyer, édité par Pascale Denis) 
 

Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant