Alstom-Cinq pistes pour donner de l'air à Belfort, dit Vidalies

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    * Des négociations en cours avec la SNCF et la RATP 
    * Plusieurs milliards d'euros de contrats en jeu 
    * "Il y aura des commandes", assure le gouvernement 
 
    PARIS, 13 septembre (Reuters) - Le secrétaire d'Etat aux 
Transports, Alain Vidalies, a fait état mardi de cinq pistes 
susceptibles de remplir le carnet de commandes d'Alstom 
 ALSO.PA  et de sauver les activités ferroviaires du groupe sur 
le site Belfort. 
    Il a par ailleurs assuré que le groupe, détenu à 20% par 
l'Etat, parviendrait sous peu à gagner des contrats lui 
permettant d'éviter une fermeture de son site historique et des 
suppressions d'emplois. 
    "Il y aura (des commandes), c'est sûr", a affirmé Alain 
Vidalies sur Europe 1. 
    Lundi, François Hollande s'est dit "mobilisé" pour trouver 
des solutions alternatives au plan de la direction annoncé la 
semaine dernière, consistant à transférer d'ici la fin 2018 la 
production de trains et le bureau d'études de Belfort vers son 
site de Reichshoffen (Alsace).    
    "Il y a trois dossiers qui peuvent se concrétiser 
rapidement. Le premier: une négociation directe entre la SNCF et 
Alstom sur un train qui est exploité par la SNCF qui fait 
Paris-Turin-Milan", a détaillé Alain Vidalies. 
    "Aujourd'hui, ils ne se sont pas mis d'accord, je les invite 
à se mettre d'accord", a-t-il ajouté au sujet de ces 
négociations portant sur six rames et 12 locomotives.     
    Parmi les dossiers pouvant trouver une issue rapide, le 
secrétaire d'Etat aux Transports a également évoqué une 
discussion en cours avec la RATP au sujet de petites locomotives 
et une commande de l'Etat à venir concernant 30 rames de trains. 
    Il a toutefois précisé que cette dernière commande, qui 
devrait être passée à l'ensemble du groupe, ne suffirait pas à 
elle seule à assurer l'avenir du site de Belfort. 
     
    "PLUS GRAND APPEL D'OFFRE" 
    "Deux autres dossiers. Premièrement, un énorme dossier qui 
est en cours, qui à mon avis justifie que la direction puisse 
attendre: il y a le plus grand appel d'offre qui ait jamais 
existé, 3,5 milliards (d'euros), qui a été lancé par le Stif 
(Syndicat des transports d'Île-de-France, NDLR)." 
     "Si la réponse devait être en tout ou partie favorable à 
Alstom, on peut penser qu'une partie au moins pour l'engineering 
pourrait être affectée à Belfort", selon Alain Vidalies. 
    "J'ajoute que je vais bien lancer en fin d'année pour un 
milliard (d'euros) un appel d'offre pour des trains d'équilibre 
des territoires pour les lignes structurantes", a conclu le 
secrétaire d'Etat. 
    Interrogé sur LCI, le secrétaire d'Etat à l'Industrie, 
Christophe Sirugue, a quant à lui reproché au PDG d'Alstom, 
Henri Poupart-Lafarge, d'avoir passé sous silence devant le 
conseil d'administration le projet de transfert des activités de 
Belfort. 
    Selon Christophe Sirugue, qui doit recevoir les syndicats ce 
mardi après-midi, l'Etat n'a pas été informé avant l'annonce de 
la semaine dernière. 
    "Pour une raison assez simple, c'est que le PDG n'a pas fait 
cette information devant les instances normales de l'entreprise, 
c'est-à-dire devant le conseil d'administration", a déclaré 
Christophe Sirugue sur LCI. 
    "Le carnet de commande, chacun en était informé. Ce dont 
nous n'étions pas informés du tout, c'est de la proposition 
formulée par le PDG d'Alstom qui aboutit à la fermeture du site 
de Belfort", a-t-il déploré. 
    Le site de Belfort compte actuellement 480 salariés, dont 
400 sont concernés par le plan de la direction. S'il est 
appliqué, l'activité du site sera recentrée sur la maintenance 
et la réparation.   
 
 (Simon Carraud, édité par Elizabeth Pineau) 
 

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  • frk987 il y a 3 mois

    L'ETAT ayant 20% des actions siège au CA, que l'on ne vienne pas me dire que ces gougnafiers de politicards étaient ignorants de cette situation. L'Etat et sa gestion du privé...magnifique exemple d'incapables.

  • bordo il y a 3 mois

    Et au fait, comment des subventions de l'état ou des appels d'offre obligatoirement européens pourraient être contournés ? C'est chouette l'Europe, bravo les anglais.

  • dotcom1 il y a 3 mois

    Un peu de calme M. Vidalies, hier matin vous n'étiez au courant de rien et maintenant vous voulez tout régenter? Le PDG et le comité exécutif doivent étudier le sérieux de ces pistes, laissez le micor aux pros.

  • M8587219 il y a 3 mois

    Absurde... bientôt le retour des plans quinquennaux que même les ex soviétiques ont abandonné!!