Alstom : «Cet accord coûtera 0 ? aux Français», promet Arnaud Montebourg

le
5
Alstom : «Cet accord coûtera 0 ? aux Français», promet Arnaud Montebourg
Alstom : «Cet accord coûtera 0 ? aux Français», promet Arnaud Montebourg

Alstom a dit officiellement oui ce samedi soir au projet d'alliance avec General Electric sur ses activités énergie mais la validité de l'offre reste toujours suspendue aux discussions entre Bouygues et l'État qui souhaite racheter la participation du groupe dans Alstom. Le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg fait le point sur les négociations dans «Le Parisien-Aujourd'hui-en-France». 

 «Le Parisien-Aujourd'hui-en-France». Pourquoi avoir choisi le groupe américain, qui n'avait pas vos faveurs au début??

Arnaud Montebourg. Le mandat que j'avais fixé à mes négociateurs avec General Electric était de créer une alliance à 50-50, à l'image de celle existant depuis quarante ans entre General Electric et Safran pour les moteurs d'avion. Dès mai, j'ai demandé au patron de GE une telle alliance. Mais, au début, on était dans une simple disparition d'Alstom. Maintenant, on est dans une vraie alliance? avec un Alstom maintenu.

Qu'avez-vous obtenu??

J'avais demandé que l'on crée des coentreprises sur tous les métiers, sauf pour les turbines gaz, qui ne sont pas produites en France : vendre le gaz à GE n'était pas un problème. En revanche, la vapeur, le nucléaire, l'hydraulique, les réseaux et l'éolien, tout est fait en France. Dans l'accord, nous avons sanctuarisé 6 Mds? de chiffres d'affaires au travers de coentreprises détenues à 50-50. Tous les sièges sociaux mondiaux resteront en France, et les produits qui sortiront de ces cosociétés seront estampillés Alstom. Dans le domaine des turbines pour le nucléaire, enfin, nous aurons un droit de veto.

Pourquoi l'Etat entre-t-il au capital d'Alstom??

C'était un préalable non négociable, une condition sine qua non de la réussite de cette alliance. En clair, s'il n'y a pas d'entrée de l'Etat parce que M. Bouygues ne veut pas vendre ses actions, l'opération avec GE ne se fera pas.

Où trouver le 1,7 ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M1310580 le dimanche 22 juin 2014 à 19:40

    avant de lire l'article n'oubliez pas votre tube de vaseline pour que ça glisse mieux !

  • b.renie le dimanche 22 juin 2014 à 09:32

    La prise de participation dans le capital d'Alstom voulue par Monsieur MONTEBOUR vise à donner au gouvernement un droit de regard sur la gestion de l'entreprise (sous entendu en terme d'emploi) Si ce problème national récurrent, l'intéresse ce qui est moins que certain, c'est le code du travail qu'il faut réformer en profondeur. Il devrait donc prendre une participation dans la direction des syndicats !!!!!!

  • b.renie le dimanche 22 juin 2014 à 09:28

    Monsieur MONTEBOUR nous prend pour des imbéciles. La participation au capital d'ALSTOM sera payée par la vente de participations dont le produit serait mieux employé à réduire le déficit et ainsi alléger le recours à la dette souveraine. Comme ce ne sera pas le cas c'est la dette qui va augmenter. Monsieur le Ministre nous trompe.

  • fquiroga le dimanche 22 juin 2014 à 06:59

    Quand un politicard dit que quelque chose va couter zéro........il faut s'attendre au pire.

  • brun3686 le samedi 21 juin 2014 à 23:30

    si, cela va couter au moins 1,7 Md, sans compter les dividendes non encaissés chez Safran, Orange & co les prochaines années. Vendre des participations devrait servir au désendettement et à rien d'autre.