Alors, ça fait quoi, de jouer un match à huis clos ?

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Dans le foot, si on aime surtout le spectacle proposé sur la pelouse par 22 mecs essayant de marquer des buts, on adore plus que tout l'ambiance qui entoure tout cela. La ferveur des stades, quoi. Celle qui sublime une rencontre. Celle qui donne des ailes à certains joueurs alors qu'elle en plombe d'autres. Bref, celle qui fait frissonner tout le monde. Oui, c'est pour ça qu'on aime le foot. Et pour la même raison que l'on n'aime pas les matchs à huis clos.

Aujourd'hui, en fin d'après-midi, le CSKA Moscou reçoit Manchester City dans le cadre de la 3e journée de la phase de poules de Ligue des champions. Un match synonyme de fête, tant la compétition reine en Europe permet de mettre une ambiance particulière dans les stades où elle se dispute. Seulement voilà, tout à l'heure, le CSKA et City ne connaîtront pas ces ferveurs inhérentes à la LDC. Pire, les deux clubs joueront seulement devant leur entraîneur, leurs coéquipiers restés sur le banc, et quelques officiels dispersés par-ci par-là. Oui, suite à une suspension infligée par l'UEFA au CSKA pour banderoles racistes lors d'une rencontre de C1 face à Plze?, cette rencontre se disputera à huis clos. Une drôle de sensation.
« L'hymne dans le stade vide, c'est pas pareil »
À n'en pas douter, un match de Ligue des champions n'a pas la même gueule quand les tribunes du stade sont vides. Vides de supporters et vides de chaleur. Immensément tristes, finalement. Au moment où les joueurs pénètrent sur la pelouse, ce même moment où la douce musique de la LdC résonne dans le stade, on aime regarder ces tribunes vivantes. Ces visages de supporters dessinés par la joie. La joie d'être là, de vivre ces moments riches en émotions. Quand on entend une mouche voler dans le stade, rien n'est pareil. Si vous trouvez ça étrange devant votre téléviseur, sachez que c'est encore plus particulier quand on est l'un des joueurs présents sur la pelouse. Jérémie Bréchet a connu ça, lui. Avec le maillot du PSV sur les épaules, le Français avait joué contre l'Atlético Madrid, en 2008, un match de C1 dans un Vicente-Calderón vide, suite aux incidents qui avaient émaillé la rencontre entre le club madrilène et l'OM quelques semaines plus tôt. C'est donc peu dire que l'actuel joueur du Gazélec Ajaccio connaît cette étrange sensation : « C'est vraiment bizarre. Surtout quand il s'agit d'un match de Ligue des champions où il y a normalement une grosse pression. Au moment de l'hymne, je crois que c'est le plus étrange, car quand tu entends cette musique dans un stade vide, ce n'est vraiment pas pareil. » Il est là, le vrai moment critique. Ce moment où ce sont normalement les hurlements de la foule qui mettent tout le monde dans le bain : « Le vrai problème, c'est le début du match, c'est là que tu trouves ça vraiment particulier. Une fois que le match commence, l'enjeu de la rencontre reprend vite le...

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