Ally débute à Wall Street sous son prix d'introduction

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ALLY SOUS SON PRIX D'INTRODUCTION POUR SON PREMIER JOUR DE COTATION
ALLY SOUS SON PRIX D'INTRODUCTION POUR SON PREMIER JOUR DE COTATION

(Reuters) - Plus grosse entrée en Bourse depuis le début de l'année aux Etats-Unis, le groupe américain de crédit automobile Ally Financial se traitait jeudi sous son prix d'introduction.

La cession par le Trésor, premier actionnaire du groupe, de 95 millions d'actions au prix unitaire de 25 dollars a représenté un montant global de 2,38 milliards de dollars (1,71 milliard d'euros).

Le prix d'introduction avait été fixé mercredi au bas de la fourchette initiale, qui allait de 25 à 28 dollars. Il valorise la société à environ 12 milliards de dollars.

A 16h35 GMT, l'action Ally se traitait à 24,20 dollars, en repli de 3,2% sur le prix d'introduction, après un plus bas à 24,06.

Rien que cette semaine, plus d'une dizaine d'entreprises auront fait leurs débuts sur les marchés actions américains, le nombre le plus élevé depuis 2007.

Les débuts difficiles d'Ally jeudi ressemblent à ceux qu'a connus mercredi le groupe hôtelier La Quinta Holdings, le titre de ce dernier ayant passé la majeure partie de la séance en dessous de son prix d'introduction.

Le Trésor américain a néanmoins annoncé jeudi que son investissement de 17,2 milliards de dollars dans Ally, réalisé en 2008 en pleine crise financière, se soldait à ce jour par une plus-value de 500 millions, en incluant les dividendes et les intérêts.

L'Etat fédéral possède encore 17,1% du capital d'Ally, contre 36,8% avant l'IPO. Cette participation sera ramenée à 14,1% en cas d'exercice de l'option de surallocation.

Ally, créé en 1919, a fait partie du groupe General Motors jusqu'à sa prise de contrôle par Cerberus Capital Management en 2006.

Ses grands actionnaires que sont Cerberus et le fonds d'investissement Third Point de l'investisseur activiste Daniel Loeb n'ont vendu aucune action dans le cadre. Third Point possède 9,5% d'Ally Financial et Cerberus 8,6%.

Le groupe a dû être sauvé par l'Etat en raison de l'exposition à la crise du crédit immobilier de sa filiale Residential Capital (ResCap).

Le groupe avait déposé en mars 2011 un premier projet d'entrée en Bourse mais il l'a repoussé depuis à plusieurs reprises en raison de conditions de marché défavorables et des risques de sanctions financières liées à ses pratiques commerciales.

(Tanya Agrawal; Marc Angrand pour le service français)

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