Allocations familiales : la mise en garde de Ségolène Royal

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Allocations familiales : la mise en garde de Ségolène Royal
Allocations familiales : la mise en garde de Ségolène Royal

Alors que les deux têtes de l'exécutif, François Hollande et Jean-Marc Ayrault, doivent prendre ce dimanche les arbitrages définitifs concernant la délicate réforme de la politique familiale, Ségolène Royal leur a adressé une mise en garde par média interposé. «Il y a un modèle français de la politique familiale», a rappelé l'ancienne ministre de la Famille (2000-2002) pour mieux souligner qu'il s'agit de «quelque chose de très précieux» auquel «il faut toucher avec beaucoup de prudence».

Entre une baisse des allocations pour les plus riches ou un nouveau coup de rabot du quotient familial, quelle solution aura la faveur de l'exécutif? Le Premier ministre l'annoncera ce lundi. Officiellement, les deux pistes sont encore sur la table mais une modulation des allocations familiales pour les ménages les plus riches semble tenir la corde.

«Que les plus hauts revenus aient les mêmes allocations, non! Ça sera revu», a prévenu le président de la République dès la fin du mois de mars. Jean-Marc Ayrault a glissé, mi-avril, que 15% des familles, les plus aisées, seraient concernées.

Royal évoque une «vraie question de société»

Attention, prévient là encore Ségolène Royal. Si la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes admet qu'«il faut résoudre le déficit de la branche famille», elle souligne que la question de «l'universalité des prestations» ne se pose pas à la légère. «Est-ce que demain on va aussi mettre des conditions de ressources pour les remboursements de soins?» s'interroge-t-elle. «C'est une vraie question de société.» Le débat divise, en effet, jusque dans les rangs de la majorité.

«C'est vrai qu'au dessus d'un certain revenu les allocations familiales ont moins de sens», reconnaît-elle également. «La logique, c'est que les choses soient un peu plus justes.» En même temps, avance-t-elle, il ne faut pas décourager les plus aisés de contribuer, car «on a besoin de la...

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