AllianzGI n'attend demain aucune annonce de la part de la BCE

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(AOF) - Franck Dixmier, directeur des gestions obligataires d'AllianzGI, estime que l''objectif principal de la BCE lors de sa réunion de jeudi sera de convaincre les marchés qu'elle prendra les mesures nécessaires si besoin. Le mois qui vient de s'écouler a été pour le moins tumultueux, rappelle-t-il. Cependant, le processus de mise en place du Brexit prendra plusieurs années et il est aujourd'hui très difficile d'estimer les conséquences macroéconomiques d'un tel choix, au-delà de l'impact probable sur la croissance de la zone euro.

Alors que l'objectif de 2% d'inflation à moyen terme en zone euro sera sans doute beaucoup plus difficile à atteindre dans ce contexte, il est encore trop tôt pour chercher à remédier à cette situation, souligne le professionnel.

En effet, au cours de la dernière semaine, les marchés européens ont connu une baisse de la volatilité, une performance honorable des actions, une hausse des rendements à long terme et un retour de l'appétit pour le risque. Les niveaux de stress des marchés ont diminué et les investisseurs sont moins réfractaires au risque que par le passé, ce qui est une bonne nouvelle pour la BCE. En effet, dans la mesure où les attentes du marché ne sont pas trop élevées, la situation est plus facile à gérer pour la banque centrale, explique Franck Dixmier.

Malgré cela, Mario Draghi va devoir encore rassurer les investisseurs quant à la capacité de la BCE à faire plus si des événements futurs l'exigent. La banque centrale a fait face à des interrogations répétées sur son "manque de munitions", même si, par exemple, la Banque nationale Suisse a un taux de dépôt plus faible, ou si la politique de QE de la Fed a été bien plus massive.

AllianzGI n'attend aucune annonce jeudi mais nous ne serait pas surpris si la BCE décidait d'agir à une date ultérieure. A cet égard, le scénario le plus probable serait une extension de la maturité du Quantitative Easing ou peut-être quelques changements dans les règles internes appliquées par la BCE pour la mise en œuvre de son programme d'achat d'actifs.

Des interrogations pourraient également survenir au sujet de la solvabilité des banques italiennes, qui présentent une menace pour la transmission efficace de la politique monétaire. Cependant, il est peu probable que Draghi se saisisse de cette question avant que le résultat des stress tests ne soit annoncé, conclut Franck Dixmier.

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