Allianz GI prône la prudence dans les stratégies d'allocation

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(NEWSManagers.com) - Prudence, prudence. Pour les équipes d'Allianz GI Investments Europe, c'est la sous le signe de la plus grande prudence qu'il convient d'aborder le second semestre. " Les marchés restent vulnérables. Les risques sont encore devant nous sur la dette souveraine et les risques d'exécution sur l'assainissement des finances publiques sont élevés" , a ainsi souligné le 22 juin Franck Dixmier, chief investment officer, à l'occasion de la présentation de la stratégie d'investissement d'Allianz GI Investments Europe pour les prochains mois.

Les marchés boursiers sont certes peu chers mais la persistance de risques nombreux s'est traduite par un retour généralisé de la volatilité sur la plupart des actifs risqués et par un phénomène de retour aux corrélations. Dans ce contexte, " il faut rester très précautionneux et jouer très tactiquement les perspectives d'allocation" , estime Mathieu Pivovard, responsable de la gestion diversifiée.


C'est ainsi que Catherine Garrigues, responsable de la gestion actions, relève que l'environnement actuel reste difficile à interpréter. Car si les trois fondements d'un marché haussier demeurent intacts, à savoir la reprise économique mondiale, la rentabilité élevée des entreprises et des taux du marché monétaire proches de zéro, le risque et la volatilité des marchés développés ont considérablement augmenté, tandis que les valorisations sont attractives. Catherine Garrigues prône en conséquence la prudence dans la construction des portefeuilles, avec une approche sélective dans trois directions, géographique, sectorielle et thématique.

En termes de pays, l'Allemagne, l'Europe du Nord, les Pays-Bas et la Suisse ont la préférence. Les secteurs de la pharmacie, des technologies, de la consommation courante et de la chimie sont privilégiés au détriment des opérateurs télécoms, des services publics et des banques. Et sur le plan thématique, sont surpondérées les valeurs présentant une exposition aux économies émergentes, celles qui peuvent profiter du niveau actuel de l'euro qui devrait se situer autour de 1,15 en 2011, ainsi que certaines valeurs des marchés périphériques du sud de l'Europe qui ont été pénalisées par le facteur pays.

Sur l'obligataire, dans des marchés soumis à des pressions sans précédent, l'Allemagne a été confirmée comme l'unique et ultime emprunteur souverain sans risque. Dans un tel contexte et compte tenu des années qui seront nécessaires aux ajustements budgétaires, le risque souverain devient un facteur déterminant dans la construction des portefeuilles obligataires, et pousse Allianz GI à maintenir une surpondération sur l'Allemagne et une sous-pondération sur la France qui prend toutefois les mesures d'ajustement qui s'imposent et qui saura gérer la situation.

Du côté du crédit, les fondamentaux restent solides et les anticipations de taux de défaut sont faibles pour cette année et 2011, grâce aux multiples restructurations. Cependant, même si les valorisations redeviennent attrayantes, le potentiel de performance semble limité, estime Alexandre Caminade, responsable de la gestion et de l'analyse crédit. Dans un tel environnement et compte tenu d'une volatilité élevée, le crédit, notamment sur le segment du haut rendement, conserve un attrait, mais davantage pour son rendement que pour son potentiel de plus-value.

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