"Allez les Bleus", slogan de la discorde

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Nombreux sont les supporters tricolores à posséder un accessoire floqué d'un "Allez les Bleus". Néanmoins, beaucoup ignorent que ce slogan fait débat depuis presque 20 ans. Pis, il a tour à tour rendu prospère un jeune chef d'entreprise avant de le faire couler financièrement. Explications.

C'est l'affaire de trois mots. Trois mots qui ont changé la vie d'un homme. En bien, d'abord. En mal, ensuite. C'est également le récit d'un jeune mec, regorgeant d'ambition, qui rêvait d'un libéralisme total dans le football français, mais qui a dû faire face au courroux des instances de l'Hexagone. Lui, c'est Mourad Bdai, un trentenaire, bientôt quarantenaire, fauché, qui a pourtant détenu pendant près de deux décennies le slogan " Allez les Bleus" et tous les produits dérivés qui en découlaient. Avant de tout perdre, dans un anonymat presque total. "C'est un business comme un autre, je ne vends pas du shit", s'insurgeait Mourad il y a peu. En vain. Voici son histoire.

"Je me suis dit que c'était porteur"


Tout commence en 1977. A l'époque, la marque " Allez les Bleus", permettant la commercialisation de goodies dérivés, est déposée par la Seita, qui sponsorise la Formule 1 avec ses cigarettes Gitanes. Ce premier dépôt de marque perdure dix années, puis est renouvelé pour dix piges supplémentaires, avant que la société exploitant le tabac ne décide de l'abandonner. Nous voilà donc en 1997, vingt ans plus tard, avec l'apparition fortuite de Mourad dans les sphères du sport français, et notamment celles du football. "Je me suis rendu au Grand Prix de Monaco, confessait le principal intéressé en février dernier. A l'époque, je cherchais une idée de marque. Je l'ai eue en passant devant un concessionnaire qui vendait des produits dérivés. Je me suis dit que c'était porteur." Ni une ni deux, le jeune entrepreneur dépose à son tour le nom de la marque. Et rêve déjà d'un succès commercial inattendu.

De fait, la Coupe du monde française approche à grands pas et personne n'a su sauter sur l'occasion. Quelques mois avant le coup d'envoi de la compétition, prévu le 10 juin 1998 au Stade de France, une période de prospérité inouïe débute. "J'ai créé des produits dérivés, des écharpes, des sacs de sport, des chemises, des pantalons. J'ai aussi passé des partenariats avec des marques." Parmi lesquelles Carrefour ou Auchan, en échange d'un gracieux revenu. Mieux, Mourad demeure le seul à pouvoir se servir du slogan à des fins commerciales. Les partenariats juteux se multiplient, tandis que les contrevenants, qui essayent de passer outre l'entreprise bien nommée "Allez les…




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