Allergie : mais qui arrêtera l'ambroisie ?

le , mis à jour à 08:35
3
Allergie : mais qui arrêtera l'ambroisie ?
Allergie : mais qui arrêtera l'ambroisie ?

« Depuis deux semaines, j'ai recommencé : antihistaminique, antiasthme, cortisone... » Si ce retraité admet qu'à son âge un tel traitement « est moins grave que pour les jeunes », c'est un désagrément dont Philippe de Goustine se serait bien passé. Lui qui n'avait jamais été ni allergique ni asthmatique avant son arrivée en Rhône-Alpes doit, chaque année après la mi-août, affronter les attaques de l'ambroisie qui amorce sa floraison fin juillet.

 

Comme 10 % des Français, Philippe est allergique à cette haute plante sauvage, dont les pollens passent à l'offensive cette semaine dans le Bassin lyonnais. Et ils peuvent s'étendre ensuite vers le Poitou et les rives méditerranéennes, prévient le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) qui invite les allergiques à « impérativement suivre les traitements prescrits ».

 

Particulièrement irritante

 

Nez qui coule, yeux qui piquent et gorge qui gratte : pour beaucoup et très vite après les premières apparitions, les manifestations ne se limitent pas à un banal rhume des foins. « Sur une échelle de 0 à 5, l'ambroisie est des plus irritantes », suscitant aussi urticaire, eczéma et, surtout, asthme parfois sévère, explique l'allergologue Pierrick Hordé. Au royaume végétal, seuls bouleaux et cyprès sont aussi agressifs. « Cinq grains de pollens par mètre cube d'air suffisent à déclencher l'allergie, précise un de ses confrères dans l'Isère. Or, une plante adulte peut libérer... jusqu'à 2,5 milliards de grains. »

 

Et rendre sensible puis malade à tout âge. La moitié des victimes en Rhône-Alpes ont plus de 45 ans. Dans cette seule région hyper infestée, « leur nombre pourrait encore doubler dans les dix ans à venir », prévient Philippe de Goustine, président de l'association Stop Ambroisie. Il arpente sans relâche sa commune de l'Isère pour repérer la plante, tire les agriculteurs par la manche pour ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • dotcom1 il y a 7 mois

    Avec le réchauffement climatique, ce ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir.

  • M5441845 il y a 7 mois

    Il faut taxer l'ambroisie et établir des quotas puis verser une allocation au bouton d'or qui va favoriser la croissance puisque sa fleur produit de la richesse...

  • vmcfb il y a 7 mois

    C'est ça la biodiversité...