Allen, l'architecte gallois

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Allen, l'architecte gallois
Allen, l'architecte gallois

Derrière l'apparence frêle et la barbe imposante, il est le cerveau d'une sélection galloise qui vit un rêve éveillé. À vingt-six ans, Joe Allen distribue, régule, s'élève comme le garant indispensable à l'équilibre souhaité par Chris Coleman. Et donne raison aussi, le temps d'un Euro, aux flatteuses comparaisons.

À s'y méprendre, le héros serait lui. Il faut dire qu'au premier abord, il a les traits de ceux prêts à partir en mission messianique. La barbe fournie et les cheveux longs jusqu'au cou, Joe Allen traîne une dégaine christique qui est loin de passer inaperçue. Une singularité qui prend même un peu plus d'épaisseur dans les rangs gallois où, depuis l'ouverture de l'Euro 2016, les hommages de ses fervents admirateurs ne cessent de se multiplier. De Bordeaux à Lens en passant par Toulouse et Paris, ce sont des banderoles et des affiches à son effigie qui sont arborées çà et là : "No Allen, No party" ou encore le très inspiré slogan "When God created Joe Allen, he was showing off". Comme si le milieu de terrain était devenu la panacée personnifiée aux nombreux maux d'antan du pays de Galles. Pourtant, Joe Allen n'est ni le talisman Gareth Bale, ni le sémillant Aaron Ramsey, et encore moins le charismatique capitaine Ashley Williams. Non, il n'est rien de tout ça. Juste un soldat discret mais ô combien décisif dans l'historique aventure qu'est en train de vivre son pays.

Appelez-le "Welsh Xavi"


Pour s'en rendre compte et mesurer le poids de Joe Allen depuis le début de la compétition, il suffisait juste d'écouter récemment les quelques louanges chantées par son partenaire madrilène, Gareth Bale. "Je ne pourrai jamais en dire assez sur lui, assurait-il après la qualification acquise du pays de Galles en huitièmes de finale. Je pense qu'il effectue le sale boulot et que cela passe peut-être inaperçu. Mais nous, nous savons à quel point il est d'une importance vitale et combien il joue bien. Dans l'équipe, on lui est très reconnaissant. Peut-être qu'il ne fait pas les gros titres en dehors, mais c'est un membre important pour nous. Il travaille si dur à chaque match, je suis sûr qu'il continuera à faire des choses incroyables dans sa carrière." L'hommage est à la fois appuyé et légitime. Sans pour autant que cela étonne véritablement le peuple du dragon rouge. Car sa réputation, le milieu de vingt-six ans l'a étoffée chez lui. À Swansea. Arrivé à neuf piges là-bas, il franchit les étapes patiemment avant de se voir ouvrir les portes de la catégorie professionnelle en 2007.

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