Allemagne : un nazi complice d'au moins 300 000 meurtres

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Les grilles d'entrée du camp d'extermination d'Auschwitz, où des millions de juifs ont péri.
Les grilles d'entrée du camp d'extermination d'Auschwitz, où des millions de juifs ont péri.

La justice n'attend pas, enfin... presque. Le parquet de Hanovre a mis en accusation cette semaine un ancien gardien du camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau. Oskar Groening, qui est aujourd'hui âgé de 93 ans, est soupçonné de "complicité de meurtre dans au moins 300 000 cas", le nombre estimé de personnes qui seraient mortes dans les chambres à gaz entre le 16 mai et le 11 juillet 1944. L'ancien officier nazi est l'un des rares Allemands qui reconnaissent avoir été présents dans le camp polonais. Son avant-bras gauche porte encore trace de son groupe sanguin, que se faisaient tatouer tous les membres des SS. Mais si cet amateur d'oiseaux avoue n'avoir jamais rien ressenti quand il voyait les files de juifs marcher vers les chambres à gaz, il nie avoir eu un lien direct dans leur disparition. Ce "comptable de la terreur", comme le décrit un journaliste de l'hebdomadaire Spiegel qui l'a longuement rencontré en 2005, avait pour mission de récolter et de renvoyer à Berlin l'argent liquide qui avait été pris aux prisonniers avant leur extermination. Course contre la montre Aujourd'hui retraité en Basse-Saxe, il arrive plutôt bien à dormir la nuit et raconte sa vie à Auschwitz, qui ressemblait à "une petite ville", avec son "magasin de légumes dans lequel on pouvait acheter des os pour faire de la soupe". Oskar Groening ne se décrit pas comme un SS assoiffé de sang, contrairement à certains autres militaires, capables de frapper "la...

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  • tallweg le jeudi 2 oct 2014 à 10:07

    Il n'était pas officier comme le stipule l'article mais sous-officier et le tatouage était sous l'aisselle pas à l'avant-bras, un peu de professionnalisme ne fait pas de mal ... De plus, son cas est connu depuis longtemps déjà, cet homme a aussi permis de mieux connaître l'enfer de l'extermination, par des témoignages et des films.

  • paspil le lundi 29 sept 2014 à 17:47

    il a pu profiter de la vie à la fin de la guerre comme la majorité des gardiens de ces camps en rentrant chez lui tout simplement