Allemagne-Un allié de Merkel invite le SPD à faire profil bas

le , mis à jour à 13:39
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BERLIN, 19 mai (Reuters) - Michael Fuchs, vice-président du groupe conservateur au Bundestag, a pour la première fois évoqué ouvertement l'hypothèse d'une dissolution de la coalition au pouvoir, en raison d'un contentieux avec le Parti social démocrate (SPD) sur les activités du Service fédéral de renseignement (BND). Le SPD associé depuis décembre 2013 au troisième gouvernement d'Angela Merkel soupçonne l'équipe de la chancelière d'avoir autorisé le BND à aider les agents américains de la National Security Agency (NSA) à espionner des firmes et des responsables européens. "Que se passerait-il si Angela Merkel optait pour des élections anticipées via un vote de confiance au Parlement ?", s'interroge Michael Fuchs dans les colonnes de l'Hannoversche Allgemeine Zeitung, évoquant les sondages qui ouvrent à la CDU/CSU d'autres perspectives d'alliance. Les libéraux-démocrates (FDP) avec lesquels les conservateurs ont gouverné de 2009 à 2013, "frappent à la porte", poursuit-il, jugeant que le SPD n'est pas en position idéale pour "jeter la pierre" à la chancelière. La formation est créditée de 25% des intentions de vote, alors que la CDU/CSU se situe aux alentours de 42%. Rien n'indique que la chancelière ait l'intention de rompre avec le SPD mais les propos du vice-président de son groupe parlementaire témoignent des tensions dont la coalition fait l'objet. Sigmar Gabriel, chef de file du SPD et vice-chancelier, a réclamé la publication de la liste des entreprises et personnalités espionnées par la NSA avec la complicité du BND. Horst Seehofer, président de la CDU, juge ses exigences "inacceptables" de la part d'un membre du gouvernement. (Madeline Chambers, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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