Allemagne-Ralentissement inattendu de l'inflation en août

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 (Actualisé avec des précisions, contexte) 
    par Michael Nienaber 
    BERLIN, 30 août (Reuters) - L'inflation annuelle a ralenti 
contre toute attente en Allemagne en août, au vu de données 
provisoires publiées mardi, la politique monétaire 
ultra-accommodante de la Banque centrale européenne (BCE) ne 
parvenant pas à faire décoller l'inflation de la première 
économie du Vieux Continent. 
    En données harmonisées aux normes européennes (IPCH), 
l'inflation annuelle est de 0,3% après 0,4% en juillet, a 
annoncé l'Office fédéral de la statistique. Les économistes 
interrogés par Reuters prévoyaient une inflation annuelle de 
0,5%. 
    La BCE s'est fixé un objectif d'une inflation d'un petit peu 
moins de 2% mais elle ne croit pas l'atteindre de sitôt en dépit 
d'une politique monétaire très généreuse. De fait la zone euro a 
connu une inflation faible voire inexistante durant les 12 mois 
écoulés, conséquence, entre autres choses, d'une chute des cours 
pétroliers. 
    Pour l'ensemble de la zone euro, les économistes interrogés 
par Reuters anticipent une inflation de 0,3% en août après 0,2% 
en juillet. La statistique sera publiée mercredi. 
    "Nous percevons à présent un risque baissier évident attaché 
à cette prévision. Nous aurons sans doute une inflation stable 
de 0,2% dans la zone euro", observe Michael Holstein, économiste 
de DZ Bank. "Il est évident aussi que ce serait autant de 
pressions exercées sur la BCE pour qu'elle déploie davantage de 
stimulants monétaires". 
    La décomposition des chiffres de l'inflation non harmonisée 
montre que les prix de l'énergie restent la composante 
désinflationniste la plus évidente, tout en ayant moins baissé 
que le mois précédent. L'inflation des produits alimentaires et 
des services a elle augmenté de façon moins nette qu'en juillet. 
    Mais Holstein estime que le frein exercé par le secteur 
énergétique sera moins pertinent dans le courant de l'année. 
    "La statistique de l'inflation allemande de ce jour ne fera 
rien pour faciliter la vie de la BCE, qui en aurait pourtant 
bien besoin", observe Carsten Brzeski, chef économiste d'ING. 
Pourtant, ajoute-t-il, la banque centrale attendra sans doute 
encore un peu avant de prendre l'initiative. 
    "Afin de ne pas se présenter les mains vides lors de la 
conférence de presse de la semaine prochaine, la BCE pourrait 
abandonner l'actuel plancher constitué par le taux de dépôt pour 
ses rachats obligataires".    
     
    Tableau:   
     
 
 (Wilfrid Exbrayat pour le service français) 
 
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