Allemagne : prime pour les mères au foyer invalidée, la Bavière fait de la résistance

le , mis à jour à 22:39
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Allemagne : prime pour les mères au foyer invalidée, la Bavière fait de la résistance
Allemagne : prime pour les mères au foyer invalidée, la Bavière fait de la résistance

Seul le Land de Bavière devrait continuer à verser une prime aux mères d'enfants de moins de 3 ans qui ne confient pas leurs bambins à des crèches, contrairement aux quinze autres Länder (Etats-régions), d'après l'émission Tagesschau, de la première chaîne allemande. La Cour constitutionnelle allemande a invalidé mardi la «prime aux fourneaux», tranchant un long litige entre les conservateurs catholiques bavarois à l'origine de ce texte et les sociaux-démocrates qui y voient une incitation à cantonner les femmes au foyer. De quoi réjouir également la chancelière Merkel qui, à titre personnel, était opposée à cette prime.

Adoptée en 2013 par la précédente majorité, qui unissait les chrétiens-démocrates d'Angela Merkel (CDU) à leurs alliés bavarois de la CSU et aux libéraux, cette loi prévoyait une allocation mensuelle de 150 euros pour les parents d'enfants en bas âge qui les élevaient à la maison. Saisie par le gouvernement régional social-démocrate (SPD) de Hambourg, la Cour constitutionnelle ne s'est pas prononcée sur le fond, mais elle a jugé que le gouvernement fédéral avait empiété sur les prérogatives des Etats régionaux et n'était pas compétent pour légiférer.

La Bavière persiste

La Bavière, plus conservatrice que le reste de l'Allemagne et gouvernée par la CSU, avait annoncé que si la loi était invalidée au niveau fédéral, elle soumettrait un texte identique à son Parlement régional. Mardi, le président de cet Etat régional du sud de l'Allemagne, le conservateur Horst Seehofer, a ainsi déclaré que la Bavière continuerait à verser cette prestation, appelant l'Etat fédéral «à mettre à la disposition des Länder» l'argent consacré à cette allocation.

Les adversaires du texte lui reprochent à la fois d'inciter les femmes à rester au foyer, puisque l'éducation des jeunes enfants leur revient en quasi-totalité, et de dissuader les familles modestes de confier leurs enfants ...

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