Allemagne-Les stats soulèvent des questions sur le PIB du T1

le , mis à jour à 10:37
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par Michelle Martin BERLIN, 8 mai (Reuters) - Les exportations allemandes ont bien augmenté en mars, pour le deuxième mois consécutif, mais la production industrielle a fléchi, ce qui rend difficile tout diagnostic sur ce qu'était la situation réelle de la première économie européenne à la fin du premier trimestre. Le PIB de la période janvier-mars doit être publié mercredi prochain et on pense qu'il révèlera une croissance au ralenti, après sa solide performance de la fin de l'année 2014, mais encore étoffée. "L'image de a croissance allemande semble plus floue que ne semblaient le montrer des indicateurs du sentiment dynamiques", commente Carsten Brzeski, économiste d'ING. "Les statistiques du jour ont créé plus d'incertitude que de clarté". Les exportations ont augmenté de 1,2% CVS, suivant les données publiées vendredi par l'Office fédéral de la statistique, tandis que les importations ont progressé de 2,4%. C'est bien meilleur que ce que les économistes interrogés par Reuters anticipaient, soit une hausse de 0,45% pour les exportations et des importations inchangées. La production industrielle a diminué de 0,5%, alors que les économistes projetaient une hausse de 0,4%. Le ministère de l'Economie a dit que l'industrie dans son ensemble avait connu un début d'année poussif, des segments entiers comme la construction mécanique et l'automobile restant dans l'ombre. La production a fléchi dans les biens d'équipement et les biens intermédiaires, ne progressant que dans les biens de consommation et le bâtiment. Les exportations sont un moteur avéré de l'économie allemande mais la conjoncture délicate que traversent certains de ses partenaires de la zone euro et d'autres crises à l'étranger entament la confiance des entreprises et par contrecoup sa performance à l'international. Dans les faits, ce sont les dépenses des ménages qui ont soutenu l'économie l'an passé, ainsi qu'un investissement renaissant. Le commerce extérieur avait toutefois apporté lui aussi sa contribution à la croissance alors qu'il l'avait entravée en 2013. Le moral des entreprises allemandes a atteint en avril son niveau le plus élevé en près d'un an; quant à celui des ménages il n'a jamais été aussi brillant depuis 2001. En revanche, les investisseurs font un peu grise mine. (Avec Michael Nienaber, Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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