Allemagne - Le syndrome de Dresde

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Manifestants de l'organisation xénophobe Pegida lors de la visite d'Angela Merkel à Dresde.  
Manifestants de l'organisation xénophobe Pegida lors de la visite d'Angela Merkel à Dresde.  

C'est sous un déluge de sifflements et aux cris de « fous le camp ! » et de « traîtresse ! » qu'Angela Merkel a été reçue lundi à Dresde où se déroulaient les cérémonies officielles marquant le 26e anniversaire de l'unité allemande. Des centaines de manifestants de l'organisation xénophobe Pegida s'étaient postés le long du parcours emprunté par le cortège des représentants de la classe politique allemande. Imperturbables, la chancelière et quelques minutes plus tard le président Joachim Gauck ont salué, comme si de rien n'était, un sourire crispé sur les lèvres, le petit groupe des notables de la ville rassemblés pour les accueillir. Peu de temps auparavant, c'est le maire de Dresde qui s'était fait huer pour avoir invité aux festivités officielles les représentants de la communauté musulmane de la ville. Une façon de témoigner sa solidarité après l'incendie criminel d'une mosquée fin septembre.

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Du jamais-vu dans ce pays où il est rare que les hommes politiques se fassent insulter en public avec autant de hargne. On se souvient d'Helmut Kohl, au début du processus d'unification, agressé dans l'ancienne RDA par des manifestants lui jetant des ?ufs. Ses gardes du corps avaient eu tout le mal du monde à retenir le chancelier qui s'était précipité sur l'un des coupables. La violence verbale des...

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