Allemagne : le SPD n'en finit plus de plonger dans les sondages

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Le parti du vice-chancelier et ministre de l'Économie allemand Sigmar Gabriel, le SPD, connaît une chute drastique dans les sondages.
Le parti du vice-chancelier et ministre de l'Économie allemand Sigmar Gabriel, le SPD, connaît une chute drastique dans les sondages.

Le Parti socialiste n'est pas le seul parti de gauche en Europe à traverser une période pour le moins difficile. Les sociaux-démocrates allemands continuent de voir leur popularité s'étioler de semaine en semaine. Si un scrutin était organisé aujourd'hui en République fédérale, le SPD recueillerait à peine 21 % des voix, selon un sondage révélé par ARD. Ce chiffre est le plus faible enregistré par la chaîne publique depuis qu'elle publie des enquêtes d'opinion en 1997.

Ce score historiquement bas confirme les mauvais résultats enregistrés le mois dernier par la plus ancienne formation politique du pays. Si la popularité de son candidat lui avait permis de garder la tête hors de l'eau lors des élections régionales en Rhénanie-Palatinat, le SPD avait sombré dans le Bade-Wurtemberg et en Saxe-Anhalt en devenant le quatrième parti de ces Lander, avec respectivement 12,7 % (- 10,4 %) et 10,6 % (- 10,9 %) des voix. Plusieurs raisons expliquent cette débandade.

Cannibalisation

Ce mouvement souffre tout d'abord, comme la plupart des autres formations « de gauche » en Europe, d'une perte de confiance des électeurs, qui ne croient plus au modèle social-libéral prôné par leurs dirigeants. Mais la déconfiture du SPD a aussi des causes purement germano-allemandes. Les socialistes les plus convaincus n'ont ainsi jamais pardonné à leurs anciens leaders, et notamment à Gerhard Schröder, d'avoir libéralisé...

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