Allemagne-Le moral des entrepreneurs fléchit mais reste bon

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 (Actualisé avec détails, contexte) 
    BERLIN, 17 décembre - Le climat des affaires en Allemagne a 
enregistré une baisse surprise en décembre mais le moral des 
entrepreneurs de la première économie d'Europe reste élevé, 
souligne une enquête publiée jeudi. 
    L'indice de l'institut munichois Ifo, établi à partir d'un 
enquête mensuelle auprès de quelque 7.000 entreprises, a baissé 
à 108,7 après 109,0 en novembre, niveau qui avait représenté un 
pic depuis juin 2014. Les économistes interrogés par Reuters 
attendaient cet indice inchangé. 
    Ce léger fléchissement suggère que les chefs d'entreprise 
s'inquiètent peut-être davantage des effets de la crise des 
réfugiés et du ralentissement des pays émergents sur l'économie 
allemande d'Europe. 
    Mais si l'évaluation de la situation actuelle se dégrade 
légèrement, l'optimisme des entrepreneurs allemands se maintient 
toutefois à son plus haut niveau depuis mai 2014. 
    Les indices des trois principaux éléments mesurés par 
l'enquête, à savoir le climat des affaires, la situation 
actuelle et les anticipations, restent supérieurs à leurs 
niveaux d'il y a un an. 
    "La situation économique pourrait difficilement être 
meilleure à l'approche de Noël", note le président de l'Ifo, 
Hans-Werner Sinn. 
    Holger Sandte, économiste chez Nordea, invite lui aussi à 
relativiser le léger repli de l'indice principal de l'enquête. 
    "Une croissance positive au quatrième trimestre reste 
possible", dit-il. 
    Le PIB de l'Allemagne a progressé de 0,3% au troisième 
trimestre après 0,4% sur les trois mois précédents. 
    L'institut Ifo a légèrement abaissé la semaine dernière sa 
prévision de croissance pour cette année, à +1,7% contre +1,9% 
précédemment, mais il la voit s'accélérer l'an prochain pour 
atteindre +1,9%, grâce notamment à l'augmentation de la dépense 
publique pour faire face à un afflux record de réfugiés. 
    Interrogé sur les effets sur le moral des entrepreneurs 
allemands de la politique monétaire de la Réserve fédérale 
américaine, Klaus Wohlrabe, économiste de l'institut Ifo, a 
estimé qu'elle était un soutien, tout comme le taux de change du 
dollar et le faible niveau des cours du pétrole, mais pas un 
accélérateur. 
    La Fed a relevé mercredi ses taux d'intérêt pour la première 
fois depuis près de 10 ans en exprimant sa confiance dans le 
fait que l'économie des Etats-Unis avait désormais largement 
surmonté les conséquences de la crise financière de 2007-2009. 
Cette décision était largement attendue par les marchés. 
 ID:nL8N1454IU  
 
 (Michael Nienaber; Patrick Vignal pour le service français, 
édité par Benoît Van Overstraeten) 
 
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