Allemagne - Le "Brexit" a pesé sur le climat des affaires

le
0
    * Recul inattendu de l'indice Ifo du climat des affaires en 
août 
    * Plus forte baisse mensuelle depuis 2012 
    * Les anticipations des entreprises au plus bas depuis près 
de deux ans 
 
 (Actualisé avec détails, commentaires) 
    par Michael Nienaber 
    BERLIN, 25 août (Reuters) - Le climat des affaires a subi 
une détérioration surprise en Allemagne en août, accusant sa 
plus forte baisse mensuelle depuis le pic de la crise de la 
dette de la zone euro au printemps 2012 en raison notamment de 
l'impact du vote, fin juin, des Britanniques en faveur d'une 
sortie de l'Union européenne. 
    Selon l'enquête mensuelle publiée jeudi par l'institut Ifo, 
son indice du climat des affaires, calculé à partir d'un 
échantillon de quelque 7.000 entreprises, est ressorti à 106,2 
ce mois-ci après 108,3 en juillet. Le consensus Reuters le 
donnait à 108,5, les estimations des économistes allant de 107,4 
à 109,1. 
    Cet indice est ainsi au plus bas depuis février. 
    "Le climat des affaires s'est clairement détérioré. 
L'économie allemande est tombée dans un marasme estival", 
déclare Clemens Fuest, président de l'Ifo, cité dans un 
communiqué. 
    Le sous-indice mesurant les conditions actuelles a également 
connu un recul inattendu, à 112,8 contre 114,8 (chiffre révisé) 
le mois précédent et un consensus de 114,9, tout comme celui des 
anticipations, ressorti à 100,1 contre 102,1 (chiffre révisé) en 
juillet et un consensus des économistes de 102,5. 
    Cet indice des anticipations est tombé à un creux depuis 
octobre 2014, ce qui semble suggérer que nombre d'entreprises 
entrevoient des vents contraires. 
    "Le 'Brexit' a un impact plus marqué aujourd'hui", a dit à 
Reuters Klaus Wohlrabe, économiste de l'Ifo, qui souligne que 
les anticipations se sont dégradées le plus dans des secteurs 
ayant des liens forts avec la Grande-Bretagne, comme la chimie 
et l'automobile. 
    Dans la construction, le climat des affaires est au 
contraire resté à un nouveau record tandis que l'essor du 
tourisme à l'intérieur même du pays, qui s'explique par nombre 
de crises géopolitiques à l'étranger, ce qui laisse penser que 
l'économie locale continue de bien se porter. 
     Le rebond des exportations, la hausse des dépenses 
publiques et la solidité de la consommation des ménages ont plus 
que compensé la faiblesse de l'investissement au deuxième 
trimestre en Allemagne pour permettre à la première économie 
européenne de connaître une croissance cependant modeste, de 
0,4%.   
    Le gouvernement allemand s'attend à une croissance du PIB de 
1,7% cette année, comme en 2015. 
 
 (Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par 
Wilfrid Exbrayat) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant