Allemagne : la locomotive de l'Europe toujours sur les rails

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Le drapeau allemand flottant au-dessus du Reichstag. (© CC-J. Khoo)
Le drapeau allemand flottant au-dessus du Reichstag. (© CC-J. Khoo)

Le carré magique, cher à l’économiste Nicholas Kaldor (croissance robuste, situation proche du plein emploi, excédent commercial record et stabilité des prix), n’y aura rien fait. Aux élections législatives tenues dans le Land de Mecklembourg-Poméranie Occidentale, région d’origine d’Angela Merkel, la CDU, le parti de la chancelière, est arrivée seulement en troisième position, derrière les sociaux-démocrates du SPD et surtout l’AfD, le parti populiste qui fait campagne contre sa politique d’accueil des réfugiés. A un an des élections fédérales, ce scrutin constitue ainsi un sérieux revers pour celle qui pourrait briguer un quatrième mandat de quatre ans.

Dynamisme des exportations

Certes, en apparence, l’économie allemande est entrée dans une période d’expansion modérée, pour reprendre les termes des instituts de conjoncture. Au deuxième trimestre 2016, le PIB s’est ainsi avancé de 0,4% (0% en France), contre 0,7% au premier trimestre, selon les chiffres publiés par Destatis, l’Office fédéral des statistiques.

Néanmoins, en rythme annuel, cette croissance s’avère robuste avec un taux de 3,1%, le plus important de ces cinq dernières années, même si l’on compte trois jours ouvrables de plus sur la période. Cette solidité tient au dynamisme des exportations (près de 40% du PIB l’an dernier), notamment à destination des économies émergentes, et aussi à la consommation des

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