Allemagne : heurts entre la police et l'extrême-droite à Cologne

le , mis à jour à 18:15
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Allemagne : heurts entre la police et l'extrême-droite à Cologne
Allemagne : heurts entre la police et l'extrême-droite à Cologne

Théâtre d'une vague d'agressions qui impliquerait des réfugiés lors de la célébration du Nouvel An, Cologne, grande ville de l'ouest de l'Allemagne, voit défiler, ce samedi, des centaines de manifestants du mouvement islamophobe Pegida. Et ce, malgré les annonces du gouvernement d'Angela Merkel bien décidé à durcir son attitude à l'égard des demandeurs d'asile, venus en nombre, ces derniers mois, notamment de Syrie ou d'Irak.

Bien loin de leur fief de Dresde (est), où ils manifestaient régulièrement, les «Patriotes européens contre l'islamisation de l'Occident», comme ils se définissent, ont appelé à un rassemblement devant la gare de la cité rhénane, sous le mot d'ordre «Pegida protège». C'est à ce même endroit que des vols et violences sexuelles ont eu lieu le soir de la Saint-Sylvestre, faisant déjà l'objet d'environ 200 plaintes selon le Spiegel, dont deux pour viol caractérisé. Mais samedi, le nombre de plaintes a grimpé à 379 et les suspects sont principalement des «demandeurs d'asile» ou des «immigrés en situation illégale», a indiqué la police. Sur ce total de plaintes, environ 40% ont été déposées pour des agressions sexuelles, a également dit la police.

Plusieurs centaines de partisans de l'extrême droite ont commencé à se rassembler pour dire leur hostilité aux migrants. Et des heurts ont déjà été signalés entre les manifestants et les forces de police la police qui a utilisé du gaz lacrymogène et des canons à eau, a constaté un journaliste du Parisien. Après avoir reçu des bouteilles et des tirs de feux d'artifice d'un groupe de manifestants, les forces de l'ordre ont mis fin au rassemblement, demandant aux gens présents de se disperser.

#Cologne dispersion des manifestants au canon à eau.— Nicolas Jacquard (@nicojacquard) 9 Janvier 2016

Avec des pancartes «Rapefugees not welcome (les réfugiés violeurs ne sont pas les bienvenus)», détournant le message ...

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