Allemagne et BCE doivent faire plus pour la croissance-Macron

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* L'Allemagne doit investir bien davantage * Le moment est venu pour la BCE d'accélérer * La place de la Grèce est dans l'euro, les réformes doivent se poursuivre (Actualisé avec citations) PARIS, 6 janvier (Reuters) - L'Allemagne et la Banque centrale européenne doivent faire plus pour relancer l'économie européenne, déclare le ministre français de l'Economie, Emmanuel Macron. Dans un entretien publié mardi sur le site internet du quotidien Les Echos, il ajoute que la place de la Grèce est dans la zone euro et que le plan d'aide peut évoluer, à condition que le pays poursuive les réformes. A propos de la rencontre dimanche prochain entre le président français, François Hollande, et la chancelière allemande, Angela Merkel, il déclare : "Nous voulons convaincre notre partenaire allemand que la France et l'Allemagne doivent aller beaucoup plus loin ensemble pour la relance de l'Europe." En Europe, "il faut des politiques budgétaires plus intelligemment articulées, une Allemagne qui mène une vraie politique de relance et un volontarisme accru en matière d'investissements", ajoute-t-il. La France a "une responsabilité impérieuse de mener des réformes", poursuit le ministre de l'Economie, qui présentera fin janvier son projet de loi pour la croissance et l'activité à l'Assemblée nationale. "L'Allemagne, de son côté, devrait investir bien davantage. Elle a une responsabilité impérieuse de le faire." Emmanuel Macron encourage la BCE à faire davantage elle aussi, alors que l'institut d'émission pourrait décider de nouvelles mesures dans les prochaines semaines ou les prochains mois, dont un programme d'assouplissement quantitatif comprenant des achats de dettes souveraines. La prochaine réunion aura lieu le 22 janvier. "La BCE doit aujourd'hui pouvoir prendre des mesures offensives pour éviter que les anticipations d'inflation ne décrochent et pour soutenir les réformes qui sont menées pour favoriser la croissance", estime Emmanuel Macron. "C'est le moment d'accélérer. Pour des raisons économiques, mais aussi politiques", ajoute-t-il, en évoquant une montée du populisme en Europe. Quant à la Grèce, où les élections législatives du 25 janvier pourraient porter le parti de gauche radicale Syriza au pouvoir, elle devra tenir ses engagements vis-à-vis de ses partenaires, poursuit Emmanuel Macron. "La place de la Grèce est dans la zone euro, quel que soit son prochain gouvernement", dit-il. "La troïka a mis en place un plan d'aide qui peut encore évoluer, mais à la condition expresse que la Grèce continue de mener les réformes économiques et politiques nécessaires." (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

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  • M9035148 le mercredi 7 jan 2015 à 06:53

    le nourrisson qui se permet d'invectiver l'allemagne, c'est bien pépère tout cracher....le nourrission qui nous ponds un arrosoir en plastique comme moyen pour lutter contre le chomage

  • M348281 le mardi 6 jan 2015 à 22:58

    Comme ça si?????? ce sera la faute de l'Allemagne et de la BCE. En attendant on recule d'une place et on est sixième puissance mondiale derrière l’Angleterre !

  • janaliz le mardi 6 jan 2015 à 22:34

    Je suis assez d'accord avec vous M9244933. Macron ne semble pas comprendre le second degré !

  • M9244933 le mardi 6 jan 2015 à 21:01

    La grenouille qui se prend pour le boeuf, et qui donne des conseils! En fait, l'Allemagne en a assez des cigales qui promettent ciel et terre avant de faire n'importe quoi d'abord, et du chantage à l'Europe ensuite, encore et encore. La Grèce n'est certainement pas le souci principal des allemands, mais l'avertissement s'adresse avant tout aux autres nul.lités bien plus grosses, comme la France qui ne méritent pas davantage de confiance.