Allemagne-Débrayages dans l'industrie pour les salaires

le , mis à jour à 23:38
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 (Actualisé avec confirmation de l'accord dans la fonction 
publique) 
    FRANCFORT, 29 avril (Reuters) - Plus de 110.000 salariés des 
secteurs de la métallurgie et de l'électricité ont débrayé 
vendredi en Allemagne après que leur syndicat a refusé une offre 
de hausse des salaires de 2,1% sur deux ans.  
    La centrale IG Metall, qui représente 3,8 millions de 
salariés de ces secteurs, exige une hausse de 5%. 
    "La hausse de 2,1% sur 24 mois laisse les travailleurs au 
régime sec et fait la part belle aux profits. La croissance 
économique est sacrifiée", a dit Knut Giesler, dirigeant d'IG 
Metall pour la Rhénanie du Nord-Westphalie, le Land le plus 
peuplé d'Allemagne. 
    Environ 17.000 salariés, travaillant dans des entreprises 
comme ThyssenKrupp  TKAG.DE  ou Daimler  DAIGn.DE , ont pris 
part au mouvement en Rhénanie du Nord-Westphalie, a précisé le 
syndicat.  
    Il a ajouté que plus de 37.000 salariés de plus de 150 
entreprises avaient débrayé dans le Land du Bade-Wurtemberg, où 
sont notamment implantés Porsche et Mercedes.  
    IG Metall a dit jeudi que les débrayages se poursuivraient 
la semaine prochaine et qu'une grève de 24 heures était 
programmée si aucun accord n'est trouvé d'ici le week-end de la 
Pentecôte, mi-mai.  
    Parallèlement, des négociations sur une revalorisation des 
traitements dans la fonction publique ont abouti à un accord, a 
annoncé le ministère de l'Intérieur.  
    Le gouvernement et les syndicats, qui discutaient à Potsdam 
près de Berlin, se sont entendues sur une hausse en deux étapes 
(+2,4% cette année, rétroactivement à partir du 1er mars, +2,35% 
à compter de février 2017) pour les plus de deux millions de 
salariés du secteur public aux niveaux fédéral et municipal.  
    Les syndicats réclamaient au départ une hausse de 6% dès 
cette année et les employeurs proposaient une augmentation de 3% 
sur deux ans.  
    Le ministre de l'Intérieur, Thomas de Maizière, a déclaré 
que l'accord salarial représenterait un coût de 700 millions 
d'euros pour le gouvernement fédéral.  
    L'inflation étant quasi nulle en Allemagne, ce coup de pouce 
permettra une revalorisation du pouvoir d'achat de ces salariés 
du public et constitue une bonne nouvelle pour la consommation 
du pays, qui a remplacé les exportations comme principal moteur 
de la croissance. 
 
 (Maria Sheahan, Marc Joanny et Jean-Stéphane Brosse pour le 
service français) 
 

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