Alitalia et ses créanciers bouclent un plan pour attirer Etihad

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ALITALIA ET SES CRÉANCIERS BOUCLENT UN PLAN POUR ATTIRER ETIHAD
ALITALIA ET SES CRÉANCIERS BOUCLENT UN PLAN POUR ATTIRER ETIHAD

par Lisa Jucca

MILAN (Reuters) - Alitalia et ses banques créancières s'efforcent de boucler avant mardi une proposition visant à persuader la compagnie aérienne d'Abou Dhabi Etihad d'investir dans le transporteur italien en difficulté, apprend-on samedi d'une source bien informée.

L'une des options actuellement en discussion serait de placer une bonne partie de la dette de 800 millions d'euros d'Alitalia dans une structure de défaisance, précise-t-on, confirmant ainsi des informations du quotidien Il Messaggero.

Ce projet a été discuté vendredi à Milan entre les dirigeants de la compagnie italienne et ses banques créancières, dont UniCredit et Intesa Sanpaolo.

L'administrateur délégué d'Alitalia, Gabriele Del Torchio, doit se déplacer à Abou Dhabi pour rencontrer le directeur général d'Etihad, James Hogan, précise-t-on de même source.

Alitalia, en grande difficulté, a été renflouée l'an dernier par une augmentation de capital décidée à l'initiative du gouvernement mais il lui faut s'adosser rapidement à un partenaire étranger pour assurer sa survie.

Dans le cadre du plan visant à convaincre Etihad d'investir, Alitalia deviendrait une société holding et porterait la majorité de la dette de la compagnie aérienne, ajoute la source.

Les activités de transport d'Alitalia serraient transférées dans une nouvelle société contrôlée par la holding qui pourrait accueillir un investissement direct de plus de 500 millions d'euros d'Etihad via une augmentation de capital, dit-elle.

Etihad cherche a racheter jusqu'à 49% de la compagnie basée à Rome mais ne souhaite pas endosser toute sa dette. Le groupe a aussi demandé à Alitalia de supprimer jusqu'à 3.000 des 14.000 emplois d'Alitalia, selon plusieurs sources proches du dossier.

L'idée d'une structure de défaisance pourrait toutefois être contestée, le quotidien Il Sole 24 Ore notant que les banques créancières ne voient pas d'un bon oeil la création d'une structure à part chargée de porter la dette, qui les exposerait probablement à des pertes plus lourdes sur leurs créances.

Selon Il Messaggero, la structure opérationnelle d'Alitalia ferait l'objet d'une injection de capital de 560 millions d'euros d'Etihad et de 200 millions d'investisseurs italiens.

Etihad, Alitalia et UniCredit ont refusé de commenter ces informations. Intesa n'était pas disponible dans l'immédiat.

(Juliette Rouillon pour le service français)

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