Alimentation: une part de plus en plus réduite dans le budget des Français (Insee)

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(Ditty_about_summer/shutterstock.com)
(Ditty_about_summer/shutterstock.com)

(AFP) - Les dépenses liées à l'alimentation, autrefois majoritaires dans le budget des ménages, ont vu leur part fortement réduite depuis les années 60, sous l'effet des variations de prix et des modifications des habitudes de consommation, indique vendredi une étude Insee.

En 2014, les ménages français ont consacré 232 milliards d'euros à leur alimentation, à domicile (les trois quarts des dépenses) ou en dehors (restaurants, cantines, etc), soit 3.600 euros en moyenne par habitant durant l'année.

L'alimentation représente ainsi 20,4% des dépenses de consommation des Français, contre 34,6% en 1960, où elle constituait le principal poste de dépenses des ménages.

Cette réduction du budget consacré à l'alimentation avait atteint son point le plus bas en 2007, où elle ne représentait plus que 19,4% des dépenses. La situation s'est un peu redressée depuis, dans la mesure où le ralentissement général du pouvoir d'achat a comparativement moins affecté les achats alimentaires que les autres dépenses.

Néanmoins, si la consommation alimentaire a globalement progressé en volume entre 1960 et 2014, de 1,1% par an en moyenne, on constate que cette hausse est deux fois moins rapide que celle de l'ensemble de la dépense de consommation, relève l'Insee.

Le panier alimentaire des ménages a en outre été considérablement modifié, la part des trois principaux postes traditionnels (viande, fruits et légumes, pain et céréales) reculant au profit des plats préparés, produits sucrées et boissons non alcoolisées.

Le poids de la viande dans les dépenses est ainsi passé de 26% en 1967 à 20% en 2014, après une diminution régulière depuis les années 80. "Ce recul provient à la fois de volumes et de prix moins dynamiques que ceux des autres composantes du panier", indique l'Insee, qui souligne que les crises sanitaires (comme la vache folle) ont aussi joué mais dans une moindre mesure.

A l'inverse, la consommation de plats préparés s'est accrue de 4,4% par an en moyenne depuis 1960, sous l'effet du changement de modes de vie des Français, qui ont réduit leur temps de préparation des repas à domicile et sont de plus en plus en recherche de praticité.

"Après avoir pris de l'ampleur entre 1960 et 1990 sous l'effet des hausses de prix, la part de la consommation en oeufs et laitages, ainsi qu'en poisson, stagne depuis", note encore l'Insee.

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  • M7093115 le vendredi 9 oct 2015 à 11:42

    Convertissons nous vite au bio et aux vrais produits non traités, même s' ils sont un peu plus chers ; la santé du pays en dépend Et tant pis pour Nestlé et Mac Do .....

  • heimdal le vendredi 9 oct 2015 à 11:19

    La junk-food augmentera la part des dépenses de santé .La part sans cesse croissante des impôts de toutes sortes oblige les ménages à réduire les autres postes .

  • faites_c le vendredi 9 oct 2015 à 09:58

    Suite : Quand on parle en pourcentage, tous les nouveaux postes qui s'ajoutent viennent mathématiquement réduire le pourcentage des autres même si les sommes d'argent des anciens postes restent constantes! L'Insee le sait parfaitement mais en fonction de l'origine de la demande de publication des chiffres, l'Insee les présentent de manière partiale et partielle!!! Pour avoir une vision honnête du sujet, il faudrait avoir les chiffres bruts utilisés!

  • M9626406 le vendredi 9 oct 2015 à 09:56

    ET LA PART RELATIVE DU LOGEMENT ?!!!!!!!! toujours autant d'économistes éclairés !

  • faites_c le vendredi 9 oct 2015 à 09:54

    C'est beau de répéter les inepties de l'Insee! Parler de % du budget ne veut strictement rien dire! En francs ou Euros constant, combien dépensait-on pour l'alimentation dans les années 60 et combien dépense-t-on aujourd'hui? Pour ceux qui doutent : quel est le % du budget des années 60 consacré aux multimédias par rapport à celui consacré aujourd'hui?