Alimentation : une journée pour une consommation saine

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L'alimentation de mauvaise qualité est responsable de plusieurs des principales causes de mortalité : l'obésité, les problèmes cardiovasculaires, l'hypertension, le diabète ou encore les cancers. mangostock /shutt
L'alimentation de mauvaise qualité est responsable de plusieurs des principales causes de mortalité : l'obésité, les problèmes cardiovasculaires, l'hypertension, le diabète ou encore les cancers. mangostock /shutt

(Relaxnews) - La malbouffe serait responsable de plus de 11 millions de décès par an dans le monde. Un constat accablant, qui place la promotion d'une alimentation saine au coeur de la Journée mondiale des droits des consommateurs, célébrée le dimanche 15 mars.

Si l'alimentation est un droit, celui à l'accès à une nourriture saine l'est tout autant. Produits industrialisés, fast food, repas de moins en moins diversifiés rendent le contenu de nos assiettes trop riche en graisse, en sel et en sucre, provoquant de graves dysfonctionnements de santé.

Comme le rappelle Consumers International (CI), la fédération qui regroupe près de 250 associations de consommateurs dans le monde, l'alimentation de mauvaise qualité est responsable de plusieurs des principales causes de mortalité : l'obésité, les problèmes cardiovasculaires, l'hypertension, le diabète ou encore les cancers. Et cette situation touche aussi bien les pays riches que ceux en développement.

Alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande moins de 5g de sel par jour pour un adulte, la consommation moyenne s'établit entre 9 et 12g. Réduire cet apport au taux recommandé reviendrait à éviter 2,5 millions de décès par an, selon une étude publiée dans le Journal of Human Hypertension en 2009. Quant au sucre, sa consommation mondiale a augmenté de 20% dans les quarante dernières années. Aujourd'hui, un adulte sur dix serait atteint de diabète.

Pour y remédier, Consumers International oeuvre depuis 2014 auprès de l'OMS et de ses états membres à la mise en place d'un traité pour la protection et la promotion d'une alimentation saine. Son but : que les pays légifèrent en faveur de mesures concrètes.

Plusieurs pistes sont envisagées, comme favoriser les filières de production responsables ou la mise en place de normes alimentaires. L'amélioration de l'étiquetage nutritionnel fait aussi partie du projet, à l'image de l'étiquetage en couleur existant en Grande-Bretagne et actuellement prôné par plusieurs associations de consommateurs en France. Selon leur apport calorique et leur taux en graisses, sucres et sel, les aliments transformés se voient accoler un code de cinq couleurs, du rouge au vert, ce qui permet à l'acheteur d'identifier plus clairement leur valeur nutritionnelle.

À l'occasion de cette Journée mondiale des droits des consommateurs, la fédération espère bien agiter les réseaux sociaux sur cette question avec une campagne internationale lancée sur Thunderclap. Tous ceux qui souhaitent relayer son message peuvent s'inscrire sur le site via leur compte Facebook, Twitter ou Tumblr. Le 15 mars à 12h GMT, un message de soutien s'affichera automatiquement sur leur page.

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