Alimentation : faire du neuf avec du vieux

le , mis à jour à 10:28
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Alimentation : faire du neuf avec du vieux
Alimentation : faire du neuf avec du vieux

Un peu flétrie, un peu noircie... Et voilà la salade ou la banane qui part à la poubelle. Selon le rapport Garot d'avril 2015, entre 90 et 140 kg de nourriture sont perdus par an et par habitant sur l'ensemble de la chaîne, de la production à la consommation. Soit 10 millions de tonnes pour l'ensemble du pays, dont près d'un quart (2,3 millions de tonnes) uniquement au niveau de la distribution.

 

Depuis le 3 février et la loi Royal contre le gaspillage alimentaire, les magasins de plus de 400 m 2 n'ont plus le droit de jeter leurs invendus encore consommables. « C'est difficile pour les fruits et légumes, qui n'ont pas de date de péremption, explique Vincent Dequin, directeur du Super U de Saint-Donat (Drôme). Tout se fait donc au jugé. » Ce magasin a mis en place une série de mesures pour tenter de moins gâcher. « On propose des offres spéciales dans une zone dédiée du magasin, détaille le patron. Deux artichauts pour le prix d'un, par exemple. Mais aussi des lots de soupes ou de confitures à des prix défiant toute concurrence. C'est une perte de rentabilité, mais ça évite de jeter et ça permet à une clientèle supplémentaire d'accéder à ces produits. » Le supermarché a également noué un partenariat avec un élevage de chevaux.

 

L'atelier de pâtisserie recycle les fruits

 

Un autre Super U, celui de Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire), propose quant à lui ses fruits et légumes retirés des rayons... aux animaux du zoo voisin. Les magasins qui disposent d'un atelier de pâtisserie recyclent leurs fruits sur place. « Les fruits dont une partie seulement est abîmée sont préparés pour être vendus au rayon des fruits frais découpés, souligne-t-on chez Carrefour. Ceux vendus en barquettes, comme les fraises ou les framboises, sont utilisés pour fabriquer des tartes maison. »

 

Idem chez Auchan : « De nombreux magasins récupèrent des fruits et légumes très mûrs, donc ...

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  • horsebet il y a un mois

    Ces marchandises n'ont rien à faire sur les étals des super-marchés. Déjà, la qualité des fruits et légumes ordinairement vendus par ces enseignes est tellement mauvaise qu'un commerçant primeur ne pourrait même pas les vendre dans son magasin. Ils vendent déjà des "invendus". Alors, qu'on vienne pas nous dire qu'ils vont oser vendre les invendus des invendus. Ces marchandises doivent être collectées à grande échelle pour en faire de l'engrais naturel, un point c'est tout !

  • jean.coq il y a un mois

    Près d'un quart perdu au niveau de la distribution !!! Et trois de perdus à quel niveau? Au niveau des consommateurs ... mais il est tellement facile d'incriminer la distribution.