Aliénor Capital passe à l'offensive

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(NEWSManagers.com) - Selon nos informations, Aliénor Capital vient de recruter Stéphane Cremer, ancien membre du comité de direction et head of risk and compliance de Banque Degroof Gestion Institutionnelle, pour lui confier le poste de responsable des opérations de la société de gestion basée à Bordeaux. Arnaud Raimon, son président, et Guillaume de Charry, son associé et responsable du développement, seraient également à la recherche d'un gérant actions.

Avec 600 millions d'euros sous gestion, " et surtout une collecte nette toujours positive depuis le début de la crise" , rappelle Guillaume de Charry, Aliénor bénéficie actuellement de vents porteurs. Un phénomène en grande partie due à sa gestion flexible que l'équipe de gestion applique à l'ensemble de la gamme. Celle-ci se compose de quatre fonds, chacun offrant une exposition " actions" maximum plus ou moins forte (de 0 % à 20 % maximum pour Aliénor Alter Euro, fonds flexible prudent, de 0 % à 65 % maximum pour Aliénor Patrimoine, de 0 % à 100 % pour Aliénor Optimal et de 0 % à 140 % via des couvertures pour Aliénor Actions Flexible).

Parmi ces fonds, Aliénor Optimal, avec 360 millions d'euros d'encours, se présente comme le " porte-drapeau" d'une gestion qui, outre une stratégie de marché, a largement recours à des couvertures pour protéger ou exposer le portefeuille. " Le mot d'ordre de cette gestion avant tout réactive est de pouvoir protéger le portefeuille en une heure et de pouvoir le liquider en 48 heures" , explique Guillaume de Charry. Aussi, bien que né en 2002, Aliénor Optimal se retrouve ces deux dernières années sous les feux de la rampe compte tenu des évolutions très heurtées et de la volatilité des marchés d'actions. Ses résultats sont en effet satisfaisants. A titre d'exemple, au 15 juin dernier, le fonds affiche un recul de 4,07 % depuis le début de l'année mais un gain de 16,44 % en 2009 et de 54,13 % sur six ans. Quant à Aliénor Actions Flexible, il perd 3,85 % en 2010, mais progresse de 35,93 % en 2009. " Pour y parvenir, notre gestion repose sur quatre éléments" , explique le responsable du développement : " une analyse de la donne macroéconomique afin de déterminer comment se comportent les marchés (via l'étude de différents indicateurs), le suivi des valorisations et leurs comparaisons entre différentes classes d'actifs, l'évolution des flux de marchés et, enfin, les événements exogènes en mesure " d'impacter" les performances des places financières" . En termes de contraintes, la gestion ne s'intéresse qu'aux marchés offrant une grande liquidité et se targue de ne pas prélever de commissions de mouvements, le portefeuille affichant de surcroît un " turnover" faible.

Compte tenu des caractéristiques de son offre, Aliénor Capital s'est porté naturellement vers la clientèle des conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) qui représentent 60 % de la collecte de la société de gestion. Le solde est réparti entre banquiers privés, multigestionnaires et investisseurs institutionnels " qui apprécient les gestions flexibles et réactives via leur poche diversifiée ou par l'intermédiaire de fonds de fonds" , précise Guillaume de Charry. Ce dernier " vend" d'ailleurs le savoir-faire de la société dans les pays du Benelux, mais également en Suisse et, depuis peu, en Italie et en Espagne. Essentiellement aux banquiers privés, aux compagnies d'assurances via leurs contrats en unités de compte et aux multigérants. Pour l'instant, la part hors de l'Hexagone est faible (inférieure à 20 %), mais Arnaud Raimon et son associé fondent de grands espoirs dans ce débouché.

Enfin, en termes de produits, la solidité de ses résultats permet à Aliénor Capital de réfléchir à plus long terme sur l'apparition de nouveaux fonds. Ce pourrait être, par exemple, un fonds " actions" dont le portefeuille pourrait être surexposé jusqu'à 200 % et aussi sous-exposé de 100 %. De la même façon, un fonds obligataire - qui supposerait sans doute que la société de gestion se renforce à nouveau ? pourrait un jour faire partie de la gamme, la partie obligataire n'étant pas véritablement développée à l'heure actuelle au sein de la société de gestion, notamment pour ce qui concerne les émissions privées.

info NEWSManagers

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