Ali Benarbia : "Le tournant, c'était le début de saison"

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Ali Benarbia : "Le tournant, c'était le début de saison"
Ali Benarbia : "Le tournant, c'était le début de saison"

Il a été sacré champion de France en 1997 avec l'ASM de Thierry Henry, Sylvain Legwinski et Fabien Barthez. L'ancien meneur de jeu monégasque Ali Benarbia analyse le huitième titre de champion du club à la diagonale rouge.

Qu'est-ce qui vous le plus marqué dans cette saison dorée monégasque ?
L'accroche a vite pris. Comme si cela faisait deux, trois ans qu'ils jouaient ensemble, alors que plus de la moitié des joueurs titulaires ne l'étaient pas la saison dernière (Tiémoué Bakayoko, Kylian Mbappé) ou n'étaient même pas au club (Djibril Sidibé, Kamil Glik, Jemerson, Benjamin Mendy, Radamel Falcao). Je l'ai ressenti dès le début de saison, de suite après les barrages de Ligue des champions.

La saison dernière, l'ASM ne brillait pas dans le jeu. Cette saison, c'était l'une des équipes les plus flamboyantes d'Europe. Est-ce que Leonardo Jardim s'est adapté à ses nouveaux joueurs ou a-t-il eu la volonté de changer son style (102 buts marqués après 36 journées, contre 57 buts au total en 2015 16) ?
Pour moi, un bon entraîneur, c'est quelqu'un qui joue selon ses joueurs à disposition, et non quelqu'un qui impose sa tactique avec n'importe quel effectif. On a vu Leonardo Jardim être défensif pendant un, voire deux ans, parce qu'il n'avait pas beaucoup d'atouts offensifs. Et ce qui est impressionnant, c'est de voir une équipe, pratiquement pendant l'ensemble de ses soixante matchs, qui a maintenu un pressing très haut, qui a continué à attaquer même en menant un, deux ou trois à zéro. Ce qui dénote dans tout ça, c'est qu'en général, quand tu vas de l'avant, ça paye. Monaco a fait en sorte que tous les joueurs se donnent à fond à chaque match, et ça ne les a pas empêchés de jouer tous les trois jours et d'aller en demi-finale de la Ligue des champions.

Quelles ont été les clés du succès ?
Tout le monde s'acharnait à défendre. Défendre bien, ce n'est pas seulement être costaud physiquement. Dans cette équipe monégasque, chacun essayait, dans sa zone, d'aider l'autre, de telle façon qu'ils soient toujours à deux contre un. Offensivement, les défenseurs apportaient énormément, et défensivement, les premiers défenseurs étaient les attaquants et les milieux offensifs. La plupart de ces joueurs-là peut gêner la défense adverse, mais de là à faire un pressing continuellement pendant 90 minutes... Très peu d'équipes l'ont fait.

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