Algérie : une émission TV satirique suspendue après les pressions du pouvoir

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Algérie : une émission TV satirique suspendue après les pressions du pouvoir
Algérie : une émission TV satirique suspendue après les pressions du pouvoir

L'équipe d'une émission satirique algérienne de la chaîne privée El Djazaïria (l'Algérienne) a décidé de suspendre le programme suite à des «pressions intenables» des autorités après la diffusion d'un sujet consacré à la corruption. Sujet tabou dans ce pays miné par la corruption. Le 17 avril, El Djazaïria week-end a évoqué le sujet de la corruption à travers la présentation du livre-enquête «Alger-Paris : une histoire passionnelle» de Christophe Dubois et Marie-Christine Tabet, paru chez Stock récemment en France, qui dévoile notamment les noms de responsables politiques algériens ou de leurs enfants ayant acquis des biens immobiliers à Paris.

Quelques jours après, la direction de la chaîne privée a reçu un «avertissement» formel du gendarme de l'audiovisuel lui reprochant les «dérives répétitives» de l'émission. Mais les auteurs de l'émission ont une nouvelle provoqué la colère du pouvoir. Lors de sa diffusion, un chroniqueur s'est attardé notamment sur un passage du livre révélant, entre-autres, l’appartement acheté dans un quartier chic de Paris pour 860 000 € par la fille du Premier ministre, Abdelmalek Sellal. 

 

Selon les animateurs, la direction de la chaîne a été soumise à de «fortes pressions». Des responsables du gouvernement ont notamment passé un certain nombre de coups de téléphone, a expliqué à l'AFP le chroniqueur de l'émission Abdou Semmar, qui a réalisé le sujet sur la corruption. «Nous avons réalisé un dernier numéro vendredi, en choisissant d'arrêter l'émission plutôt que d'infléchir la ligne éditoriale comme on nous le proposait», a-t-il ajouté. Sur son compte Facebook, il a promis que les larmes de l'équipe «céderont prochainement la place à la détermination, celle de créer un autre espace d'expression».

Depuis, des journalistes et des citoyens dénoncent sur les réseaux sociaux une «censure», affichant des pancartes «Je suis El ...

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