Algérie : «Les questions de mémoire sont mises de côté»

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INTERVIEW - Pour Benjamin Stora, historien spécialiste du Maghreb, ne plus mettre en avant la question de la colonisation et de la guerre constitue un «geste politique fondamental» de la part des Algériens.

Un an après la visite de François Hollande, Jean-Marc Ayrault se rend à son tour en Algérie. Le premier ministre évoque des rapports «au beau fixe» et «amicaux» entre les deux pays. Où en sont les relations entre la France et l'Algérie?

C'est vrai qu'elles se sont beaucoup réchauffées, notamment depuis le discours de François Hollande à Alger le 20 décembre 2012, dans lequel il avait évoqué la question des «exactions de la colonisation». C'était une façon de regarder en face cette période historique, sans vouloir heurter les groupes marqués par cette guerre en France, tels que les Pieds Noirs ou les Harkis, toujours pris dans les blessures de cette histoire.

Peut-on pour autant dire que la page de la guerre d'Algéri...

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