Algérie : les islamistes «modérés» et le régime

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Le pouvoir ne s'inquiète guère de leur percée attendue aux législatives du 10 mai.

Annoncées en fin de semaine dernière par le président Bouteflika, les élections législatives auront lieu le 10 mai 2012. Si la contagion du printemps arabe a épargné le pays grâce au pétrole, qui a permis d'acheter la paix sociale, une possible victoire des islamistes est dès à présent évoquée par les officiels comme un «non-événement». Pour Mourad Médelci, ministre des Affaires étrangères, «le système politique algérien les a intégrés et il a admis de donner la place aux islamistes».

Dopés par la victoire de leurs «frères» en Tunisie, au Maroc et en Égypte, les islamistes algériens se voient désormais dans le wagon de tête. Le FIS, vainqueur des législatives de décembre 1991 annulées par l'armée, est hors jeu, mais ses avatars «modérés» ont le vent en poupe. Comme le Mouvement de la société pour la paix (MSP) d'Abou-Djerra Soltani, qui participe au gouvernement depuis 1997. Avec Abdelaziz Bouteflika, il est devenu l'un des pil

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