Algérie : les candidats renoncent face à la machine à élire Bouteflika

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Algérie : les candidats renoncent face à la machine à élire Bouteflika
Algérie : les candidats renoncent face à la machine à élire Bouteflika

Bouteflika a mis fin au suspense sur sa candidature mais pas sur son état de santé. Lundi, alors que tout le monde le pensait cloué sur son fauteuil roulant, il a été emmené dans une voiture blindée, suivi d'un cortège de gardes, vers le conseil constitutionnel pour confirmer sa volonté de briguer un quatrième mandat. Une candidature qui continue de susciter des interrogations dans la rue algérienne, fataliste. 

La télévision publique, qui déroule le tapis au président sortant, semble ignorer l'opposition qui ne cesse de crier au scandale. Les images diffusées lundi n'ont convaincu personne. L'équipe dépêchée pour filmer en exclusivité le président n'a rapporté qu'une petite phrase, inaudible. «Je suis venu déposer officiellement ma candidature conformément à l'article 74 de la Constitution (NDLR. sur son droit à la réélection) et à la loi électorale», a seulement dit Bouteflika. Des images brèves, montées, tronquées, pour affirmer que le président se «porte bien».

En réalité, le président filmé assis, bougeant un peu mieux ses mains que lors de sa dernière apparition, ne se porte pas à merveille, contrairement à ce que dit la version officielle. «Une déclaration liminaire, expéditive, en guise de sevrage pour plus de 22 mois d'éclipse de l'espace public», résume l'éditorialiste du quotidien francophone El Watan qui a relevé «une image altérée et une voix inaudible» du candidat sortant. Liberté, autre journal à grand tirage, s'interroge sur l'identité du médecin ayant fourni un certificat médical permettant au président Bouteflika de se représenter.

Des signatures de soutien monnayées

Faute de consensus sur un nouvel homme, l'armée qui s'est montrée fébrile au point de laver étrangement son linge sale en public, a plié en faveur de Bouteflika. Porté par les militaires et poussé par une poignée de décideurs économiques proches du pouvoir, Abdelaziz Bouteflika brigue ...

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  • manx750 le mardi 4 mar 2014 à 18:59

    caricature de démocratie, dictature cacochyme et corrompue, l'Algérie fait peine à voir !