Algérie: le Premier ministre à Ghardaïa pour ramener le calme

le
0
Algérie: le Premier ministre à Ghardaïa pour ramener le calme
Algérie: le Premier ministre à Ghardaïa pour ramener le calme

Le Premier ministre algérien par intérim Youcef Yousfi, a appelé dimanche à dépasser les «dissensions» communautaires lors d'une visite à Ghardaïa, à 600 km au sud d'Alger, après des heurts qui ont fait trois morts et plus d'une centaine de blessés. Le tout juste promu Premier ministre -il a été nommé jeudi- a appelé les communautés mozabite (berbère) et chaâmba (arabe) à «regarder vers le présent et l'avenir» lors d'une rencontre avec des Mozabites, selon un député accompagnant la délégation, Bakir Kara Omar.

Youcef Yousfi, arrivé samedi dans la nuit à Ghardaïa peu après l'annonce de la mort de trois personnes, était accompagné du ministre de l'Intérieur, Tayeb Belaïz, du commandant de la Gendarmerie nationale, le général Ahmed Bousteila et d'un haut représentant de la Sûreté nationale. Si ces dirigeants se sont entretenus avec les représentants des Chaâmbas, la réunion prévue avec les deux communautés n'a pu avoir lieu en raison des «circonstances actuelles» a expliqué Bouhafs Bouameur, un notable chaâmbi.

Ghardaïa, chef-lieu de la province éponyme inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco et située aux portes du Sahara, voit cohabiter depuis des siècles ces deux communautés. Mais depuis plusieurs mois, les tensions sont vives. Et depuis mercredi soir, ses 400.000 habitants, dont près de 300.000 berbères, vivent au rythme de nouvelles violences, qui ont fait plus d'une centaine de blessés et trois morts.

Le ministre de l'Intérieur, Tayeb Belaïz, a annoncé l'ouverture d'une enquête «pour déterminer les responsabilités de chacun dans les événements de Ghardaïa», promettant «des investigations précises et poussées pour faire toute la lumière» sur ces événements et un retour au calme immédiat.

Samedi soir, trois personnes ont été tuées «par des objets contondants» selon l'agence APS, par balles selon un notable de la ville, lors d'affrontements inter-communautaires.

Entre ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant