Algérie : la guerre des clans qui mine le pays

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Saïd Bouteflika, frère et conseiller très contesté du président, l'un des principaux acteurs de la guerre des clans qui fait rage en Algérie.
Saïd Bouteflika, frère et conseiller très contesté du président, l'un des principaux acteurs de la guerre des clans qui fait rage en Algérie.

Même à l'heure du recueillement, la guerre des clans en Algérie ne fait pas de trêve. Alors que le pays pleure les 103 personnes tuées lors du crash d'un avion mardi dans l'est du pays, la classe politique, elle, continue de s'écharper, avec en toile de fond la présidentielle du 17 avril 2014. Tous ont encore en tête la sortie, en début de semaine, d'Amar Saïdani, patron du Front de libération nationale (le FLN, au pouvoir), contre le sacro-saint Département du renseignement et de la sécurité (DRS) algérien et son tenace directeur, le général Mohamed "Toufik" Mediène, 74 ans, en poste depuis 1990.Le secrétaire général du FLN cite ainsi, pêle-mêle, les multiples "échecs" sécuritaires du DRS durant les trois dernières décennies : l'assassinat du président Boudiaf en 1992, la mort des moines de Tibhirine en 1996 ou plus récemment la prise d'otages sur le site pétrolier d'In Amenas en 2013. L'homme va jusqu'à dénoncer "la présence" du département "dans toutes les institutions", mettant en péril l'aspect "civil" du pouvoir algérien."Il a des yeux et des oreilles partout"L'attaque d'Amar Saïdani, contestée au sein même du FLN, aura eu le mérite de faire réagir le président Bouteflika, muet médiatiquement depuis mai 2012 et gravement affaibli par un AVC survenu en avril 2013. Entre l'annonce de trois jours de deuil national après la catastrophe aérienne et l'éloge fait aux "martyrs du devoir", le vieux leader (en poste depuis...

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